Pétain "sauveur" des juifs: pourquoi Eric Zemmour a été relaxé

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Eric Zemmour en meeting à Metz (Moselle), le 18 mars 2022. - Jean-Christophe VERHAEGEN / AFP
Eric Zemmour en meeting à Metz (Moselle), le 18 mars 2022. - Jean-Christophe VERHAEGEN / AFP

La cour d'appel de Paris a confirmé ce jeudi la relaxe prononcée en première instance en faveur d'Eric Zemmour qui était poursuivi pour "contestation de crimes contre l'humanité. En cause, des propos tenus en 2019 lors d'une émission de télévision au cours de laquelle le polémiste et ex-candidat à la présidentielle avait estimé que le maréchal Pétain avait "sauvé" des juifs français pendant la Seconde guerre mondiale.

Dans son arrêt rendu ce jeudi après-midi, la cour estime, entre autre, qu'Eric Zemmour ne peut être condamné pour "contestation de crimes contre l'humanité" car le maréchal Pétain n'a jamais été condamné pour ces faits.

"La cour relève que si, par arrêt du 23 avril 1945 la Haute Cour de justice a reconnu le maréchal Pétail coupable d'attentats contre la sûreté intérieure de l'Etat et d'avoir entretenu des intelligences avec l'ennemi en vu de favoriser ses entreprises en corrélation avec les siennes, celui-ci n'a pas été poursuivi pour un ou plusieurs crimes contre l'humanité", poursuit la cour d'appel dans l'arrêt consulté par BFMTV.com.

Des propos tenus sur un plateau télé

Les propos controversés datent du 14 octobre 2019 lors d’un débat, dans l'émission Face à l'info dont il était le chroniqueur vedette sur CNews, avec Bernard-Henri Lévy. "Un jour (...) vous avez osé dire que Pétain avait sauvé les juifs français. C’est une monstruosité, c'est du révisionnisme", s’était indigné "BHL". "C’est encore une fois le réel, je suis désolé", lui avait répondu Eric Zemmour.

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Dans son livre Le suicide français, le polémiste et désormais candidat aux législatives dans le Var estimait que si la déportation avait moins touché les juifs de nationalité française que les juifs de nationalité étrangère résidant en France, c'était du fait du maréchal Pétain, chef du régime de Vichy.

Zemmour absent

Lors du procès en première instance, Eric Zemmour s'était défendu de toute contestation de crime contre l’humanité et avait estimé que le débat sur le rôle du régime de Vichy envers les citoyens juifs français devait être tranché par les historiens et non par la justice.

En première instance, la justice avait retenu des propos prononcé à "brûle-pourpoint" mais avait retenu que ses mots contenaient "la négation de la participation (de Pétain) à la politique d'extermination des juifs menée par le régime nazi".

Alors en pleine campagne présidentielle, le candidat ne s'était pas présenté devant la justice lors de son procès en appel. Son avocat avait également quitté la salle après que sa demande de renvoi a été rejetée par la cour. Les juges ont cette fois-ci considéré que les propos du polémiste ne relevait pas de la négation des crimes.

"La cour constate que les propos de M. Eric Zemmour peuvent heurter les familles de déportés, n'ont pas pour objet de contester ou de minorer, fût-ce de manière marginale, le nombre de victimes de la déportation ou la politique d'extermination dans les camps de concentration", écrivent les juges.

Article original publié sur BFMTV.com

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