Pérou : des squatteurs envahissent les ruines de la plus ancienne cité des Amériques

Par LePoint.fr
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Les vestiges de la ville sacrée de Caral, au Pérou, sont pris d'assaut par des squatteurs.
Les vestiges de la ville sacrée de Caral, au Pérou, sont pris d'assaut par des squatteurs.

Les vestiges de la plus ancienne ville des Amériques font l'objet d'une bataille féroce entre squatteurs et archéologues. Les ruines de Caral, une cité sacrée vieille d'environ 5 000 ans située dans la région de Lima, au Pérou, ont été envahies à de nombreuses reprises par plusieurs individus depuis le début de la pandémie de Covid-19. Ces individus affirment notamment que les vestiges, imbriqués dans la vallée désertique de Supe, leur reviennent de droit.

Selon le Guardian, qui relate ce déroutant conflit foncier, les squatteurs ont tenté de prendre d'assaut le site archéologique à neuf reprises depuis que le coronavirus a fait son entrée au Pérou. En juillet dernier, ils ont même mené une opération coup de poing avec l'aide d'une imposante pelleteuse, et ont abattu ou endommagé des constructions en terre crue, des tombes occupées par des momies, ainsi que d'anciennes céramiques et des textiles. Les policiers et les archéologues présents sur le site n'avaient pas pu intervenir à temps pour éviter ces dégradations.

Des menaces de mort

Toujours d'après le Guardian, les squatteurs feraient tous partie d'une seule et grande famille. Ils attestent que les terres qui abritent les vestiges de Caral leur ont été offertes dans les années 70, lors de la réforme agraire du Pérou, sous dictature militaire. Ruth Shady, l'archéologue péruvienne qui a mis en lumière la cité antique durant les années 90, réfute cette affirmation. « Ils n'ont pas un seul titre foncier. Le pr [...] Lire la suite