Pérou: un record de destruction d’armes à feu avec plus de 11 tonnes détruites

Le Pérou a détruit, samedi 20 juillet, plus de 11 tonnes d’armes. C’est l'une des différentes actions du gouvernement de Lima dans sa lutte actuelle contre l’insécurité des Péruviens.Avec notre correspondant dans la région, Éric SamsonJamais autant d’armes à feu n’avaient été détruites en même temps au Pérou. Confisqués par la Police, quelque 11 610 pistolets, revolvers, carabines et fusils de chasse ont été accumulés dans l’usine de la compagnie Aciers Arequipa de la ville de Pisco, au sud de Lima.Dans ces 11,6 tonnes d’armes détruites, il y avait 3 783 pistolets, 5 230 revolvers, 319 carabines, 1 213 fusils, mais aussi 1 065 armes de fabrication artisanale. Débarrassées de leurs pièces en bois et en bakélite, les armes ont été jetées dans un four pour y être fondues.Les autorités ont souhaité que cette opération de destruction soit rendue publique. Ces sept dernières années, 30 000 armes ont déjà été détruites, mais sans que la population ne le sache ou ne le voie.L’insécurité, un problème majeur26% des Péruviens affirment avoir été victimes de la délinquance, souvent à main armée, selon l’institut officiel de statistiques national. Et 52% considèrent le manque de sécurité comme le principal problème de leur pays, selon un sondage Ipsos daté d'avril dernier.Le gouvernement souhaite donc montrer qu’il agit. Au-delà des images spectaculaires d’armes transformées en métal incandescent, 6 000 nouveaux policiers ont été incorporés en juin en présence du président Martin Vizcarra et 6 000 autres doivent l’être avant la fin de l’année. Le ministère de l’Intérieur en avait demandé 8 000 de plus.►À lire aussi : Affaire Odebrecht, l'ex-président péruvien Toledo arrêté aux États-Unis

Le Pérou a détruit samedi 20 juillet plus de 11 tonnes d’armes. C’est l'une des différentes actions du gouvernement de Lima, dans sa lutte actuelle contre l’insécurité des Péruviens.

Avec notre correspondant dans la région,  Éric Samson

Jamais autant d’armes à feu n’avaient été détruites en même temps au Pérou. Confisqués par la Police, quelque 11 610 pistolets, revolvers, carabines et fusils de chasse ont été accumulés dans l’usine de la compagnie Aciers Arequipa de la ville de Pisco, au sud de Lima.

Dans ces 11,6 tonnes d’armes détruites, il y avait 3 783 pistolets, 5 230 revolvers, 319 carabines, 1 213 fusils, mais aussi 1 065 armes de fabrication artisanale. Débarrassées de leurs pièces en bois et en bakélite, les armes ont été jetées dans un four pour y être fondues.

Les autorités ont souhaité que cette opération de destruction soit rendue publique. Ces sept dernières années, 30 000 armes ont déjà été détruites, mais sans que la population ne le sache ou ne le voie.

L’insécurité, un problème majeur

26% des Péruviens affirment avoir été victimes de la délinquance, souvent à main armée, selon l’institut officiel de statistiques national. Et 52% considèrent le manque de sécurité comme le principal problème de leur pays, selon un sondage Ipsos daté d'avril dernier.

Le gouvernement souhaite donc montrer qu’il agit. Au-delà des images spectaculaires d’armes transformées en métal incandescent, 6 000 nouveaux policiers ont été incorporés en juin en présence du président Martin Vizcarra et 6 000 autres doivent l’être avant la fin de l’année. Le ministère de l’Intérieur en avait demandé 8 000 de plus.

►À lire aussi : Affaire Odebrecht, l'ex-président péruvien Toledo arrêté aux États-Unis