Pérou : la présidente Dina Boluarte exclut de démissionner

Le parquet péruvien a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « génocide » contre la présidente du pays Dina Boluarte.  - Credit:CRIS BOURONCLE / AFP
Le parquet péruvien a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « génocide » contre la présidente du pays Dina Boluarte. - Credit:CRIS BOURONCLE / AFP

La présidente du Pérou Dina Boluarte, dont le pays est en proie à des manifestations qui ont fait au moins 42 morts en cinq semaines, a exclu vendredi de démissionner comme l'exigent les protestataires. « Certaines voix provenant des partisans de la violence et des radicaux demandent ma démission, incitant la population au chaos, au désordre et aux destructions. À eux, je leur dis de façon responsable : je ne vais pas démissionner, mon engagement est avec le Pérou », a affirmé Mme Boluarte dans un message à la nation diffusé par la télévision d'État.

Trois membres du gouvernement de Dina Boluarte ont démissionné en deux jours : le ministre du Travail Eduardo Garcia, en désaccord avec la gestion des manifestations par le gouvernement, celui de l'Intérieur Victor Rojas, et la ministre de la Femme et des Populations vulnérables Grecia Rojas. Leurs successeurs ont prêté serment vendredi.

Depuis le début de la crise, les heurts entre manifestants et forces de l'ordre ont fait au moins 42 morts, dont un policier brûlé vif par la foule, selon le Défenseur du peuple (ombudsman). Les protestations ont par ailleurs fait au moins 531 blessés, dont 176 policiers, et 329 personnes ont été arrêtées, selon le parquet. À Juliaca, ville du sud du pays où des affrontements ont fait 19 morts en début de semaine, les funérailles des victimes se succèdent. « Ma fille gagnait sa vie tout en poursuivant ses études. Nous sommes allés faire les courses. On était à deux pâtés de mais [...] Lire la suite