Heurts au Pérou : mort d’un deuxième manifestant

La tension est à son comble à Lima et la situation s'aggrave dans d'autres villes du Pérou. - Credit:Lucas Aguayo Araos / dpa / Lucas Aguayo Araos/dpa

Le gouvernement a décrété l’état d’urgence dans plusieurs grandes villes du pays. La présidente Boluarte, cible des contestations, a appelé au calme.

Des milliers de personnes, venues surtout des Andes, s'apprêtaient à participer jeudi après-midi à Lima à un grand rassemblement pour réclamer la démission de la présidente péruvienne Dina Boluarte alors qu'un deuxième manifestant, blessé mercredi lors de heurts dans le Sud, est décédé dans la matinée. Les autorités ont déployé des forces de sécurité en masse lundi dans la capitale. « La police est en état d'alerte maximale. Nous avons 11 800 policiers dans les rues pour le contrôle des émeutes. Nous avons plus de 120 fourgons et 49 véhicules militaires, et aussi la participation des forces armées », a déclaré le général Victor Zanabria, chef de la police de la région de Lima.

Jeudi, une source du bureau du médiateur de la République a annoncé qu'un deuxième manifestant était décédé jeudi matin des suites de ses blessures par balle, après les heurts mercredi entre police et protestataires à Macusani, dans la région de Puno (Sud), près de la frontière bolivienne. Mercredi, une femme de 35 ans avait été tuée également par balle lors de ces mêmes troubles. Cela porte à 44 le nombre de morts depuis le début de la crise, le 7 décembre.

Grève générale

Selon les médias locaux qui ont diffusé des images, le commissariat de la ville a été brûlé lors de ces heurts. Les policiers du poste ont été secourus par hélicoptère, a rapporté la chaîne de télévision Canal-N sans diffuser d'images. Les groupes protestataires qui réclament le départ de la présidente Dina Boluarte e(...) Lire la suite

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