Publicité

Pérou: la justice, les perquisitions et les montres de la présidente Dina Boluarte

La présidente péruvienne se retrouve en pleine tourmente pour une affaire de montres. Dina Boluarte est sommée par la justice de présenter vendredi prochain toute une série de montres Rolex qui seraient en sa possession. La présidente, arrivée au pouvoir après l’emprisonnement de son prédécesseur, Pedro Castillo, est accusée d’enrichissement illicite.

Tout commence il y a deux semaines, quand un site d’information péruvien publie une série de photos de Dina Boluarte arborant différentes montres de luxe entre 2021 et 2022, alors qu’elle était au gouvernement du Pérou. Le parquet général ouvre alors une enquête préliminaire pour suspicion d’enrichissement illégal.

Mais Mme Boluarte, qui affirme avoir les « mains propres » et une seule montre, ne se rend pas aux convocations de la justice. Dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 mars dernier, deux perquisitions sont menées à son domicile et au palais présidentiel. La preuve d’achat d’une Rolex est trouvée, mais pas de montres de luxe, affirme le ministère public.

« Harcèlement systématique »

Dina Boluarte dénonce une perquisition « arbitraire, disproportionnée et abusive », preuve, affirme-t-elle, d’un « harcèlement systématique » à son égard. Début mars, la présidente avait déjà dû se séparer de son Premier ministre, visé par une enquête pour trafic d’influence. Elle-même fait aussi l’objet d’une plainte après la répression de manifestants demandant son départ en décembre 2022 – répression qui a fait plus de 50 morts.


Lire la suite sur RFI