Pérou: Huarmey, la ville prisonnière de la boue

"De l'eau, nous voulons de l'eau", crient, depuis les toits de leurs maisons, les habitants désemparés de la commune de Huarmey, encerclée par la boue depuis les pluies diluviennes qui ont balayé le Pérou ces derniers jours, faisant une trentaine de morts.

Ces précipitations dans les Andes, causées par le phénomène El Niño, qui perturbe régulièrement le climat en Amérique latine, ont démarré mercredi dernier, provoquant inondations, avalanches et coulées de boue.

Le 19 mars 2017, des secouristes évacuent des habitants de la commune de Huarmey, cité portuaire à 300 km au nord du Pérou, encerclée par la boue depuis les pluies diluviennes qui ont balayé le pays ces derniers jours

Elles ont aussi fait déborder le fleuve Huarmey, qui a déferlé sur la ville du même nom, cité portuaire de 16.000 habitants, à 300 kilomètres au nord du Pérou.

"D'abord, un peu d'eau du fleuve a commencé à arriver et ensuite, 'boum', l'eau nous a attaqués. Nous ne pouvions plus rien faire", raconte, depuis le toit de sa maison, Paulina Farromeque.

Désormais, "toutes mes affaires sont enterrées" sous la boue, dit-elle, regrettant que "personne ne soit venu" les aider.

Le 19 mars 2017, un habitant tente d'évacuer la boue de chez lui à Huarmey, à 300 km au nord du Pérou, encerclée par la boue depuis les pluies diluviennes qui ont balayé le pays ces derniers jours

Le commissariat presque submergé

Dans la ville dévastée par le torrent d'eau sale, les habitants doivent s'enfoncer dans la boue jusqu'à la moitié du corps pour traverser la rue. Certains tentent de dégager leur logement avec des seaux et des pelles, d'autres préfèrent attendre sur le toit.

A quelques mètres de la maison de Paulina, le commissariat a été presque entièrement submergé et les agents ne peuvent travailler que depuis l'étage du bâtiment.

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