Pérou: 14 mineurs s'entretuent pour un gisement d'or et de cuivre

Le drapeau du Pérou - Image d'illustration  - Cris BOURONCLE / AFP
Le drapeau du Pérou - Image d'illustration - Cris BOURONCLE / AFP

Le bilan est tragique. Des affrontements entre groupes de mineurs qui se disputaient un gisement d'or et de cuivre dans une zone montagneuse reculée du sud du Pérou ont fait 14 morts, ont annoncé mercredi les autorités.

"Il y a quatorze mineurs tués, tous des hommes, après des affrontements qui ont commencé pendant le week-end dans le district d'Atico", à 1.000 km au sud-est de Lima, a indiqué à l'AFP par téléphone un responsable de la police locale, sous couvert d'anonymat.

"Les corps se trouvent à (la morgue d') Arequipa, on en a d'abord découvert sept et sept autres dans un ravin de 70 mètres de profondeur", a-t-il ajouté.

31 interpellations

Les heurts ont débuté pendant le week-end mais les autorités en ont été informées seulement mercredi en raison de l'isolement de la zone. Ce type de conflit entre mineurs est fréquent dans ces parties reculées du Pérou où la présence de l'Etat est quasi inexistante.

La procureure d'Arequipa, Maria Lozada, a confirmé sur une radio locale la mort de 14 mineurs et annoncé que 31 personnes ont été arrêtées et que des armes à feu ont été saisies.

L'affrontement a impliqué deux groupes de mineurs travaillant pour des petites structures qui "s'accusaient mutuellement d'envahissement" des domaines d'exploitation "pas toujours très bien définis", a indiqué sur les réseaux sociaux le directeur de l'ONG CooperAction, José de Echave.

Le Pérou est l'un des plus grands producteurs d'argent, de cuivre et d'or au monde, et l'exploitation minière est l'un des moteurs de son économie.

D'importantes sociétés minières emploient quelques 200.000 mineurs, selon le ministère des Mines et de l'Energie, mais quelques 300.000 autres légaux ou illégaux selon les syndicats, opèrent sur de vastes zones reculées des hauts plateaux et de la jungle amazonienne, loin du contrôle des autorités. L'exploitation minière à grande échelle n'est pas non plus exempte de conflits dans le pays.

La mine de cuivre de Las Bambas, située dans la région andine d'Apurimac et exploitée par la société chinoise MMG, est paralysée depuis plus de 50 jours en raison d'attaques contre ses installations et d'agressions contre son personnel par des paysans locaux.

Las Bambas extrait près de 15% de la production nationale de cuivre et son arrêt forcé touche quelque 8000 travailleurs.

Article original publié sur BFMTV.com

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