Pénurie d'enseignants : Gabriel Attal reconnaît des "difficultés" après la rentrée scolaire

Selon le ministre de l'Éducation nationale, la rentrée scolaire s'est "mieux passée que l'année dernière". Il a néanmoins reconnu qu'il manquait encore des enseignants, sans pour autant donner de chiffres.

"Vous pouvez avoir des difficultés ici ou là". Le ministre de l'Éducation nationale s'est exprimé ce lundi sur TMC à propos de la pénurie de professeurs en France, qui avait marqué la rentrée 2022. Gabriel Attal a reconnu qu'il manquait encore des enseignants en primaire sans pour autant donner de chiffres précis.

Il a également admis qu'il manquait encore des professeurs dans les collèges et les lycées français dans "certaines disciplines", sans donner plus de précisions.

Ce constat intervient alors que le gouvernement avait promis qu'il y aurait un enseignant devant chaque élève pour cette rentrée. Pour y parvenir, le "pacte enseignant" a d'ailleurs été mis en place, permettant à certains professeurs du secondaire d'assurer des remplacements de courte durée en plus de leurs heures classiques.

Le ministre s'est néanmoins félicité que "tous les élèves [aient] été accueillis" en ce jour de rentrée scolaire.

Une rentrée dans "de meilleures conditions"

"Tout le travail que l'on va avoir dans les prochaines semaines, c'est de combler tout ça", a-t-il poursuivi.

Mais, selon le ministre, "la rentrée s'est passée dans de meilleures conditions que l'année dernière parce qu'il y avait moins de postes à pourvoir".

En juillet dernier, le ministère du prédécesseur de Gabriel Attal, Pap Ndiaye, annonçait que 3100 postes dans l'Éducation nationale n'étaient pas pourvus au concours de 2023.

Gabriel Attal a insisté sur le fait que ce nombre ne comprenait pas les contractuels (des personnes qui n'ont pas réussi le concours ou ne l'ont pas passé) qui avaient depuis été recrutés, plus nombreux, selon lui, que les années précédentes.

Article original publié sur BFMTV.com

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