La pénurie d’internes en Île-de-France pèse sur les services de pédiatrie

La rédaction d'Allodocteurs.fr

Pendant l’hiver, avec les épidémies, les patients affluent à l’hôpital de Lonjumeau. Les conditions de travail sont difficiles à tenir. Les internes travaillent souvent 60 heures par semaine. La réglementation européenne est pourtant claire : un interne de médecine générale ne peut pas travailler plus de 48 heures par semaine. Selon une enquête syndicale publiée en février dernier, en France, un interne sur deux dépasse ce temps de travail en milieu hospitalier.

Pour l’Agence régionale de santé, la crise des internes n’est qu’une partie du problème. "Cette problématique sur les internes révèle effectivement qu’en région Ile-de-France, nous manquons de pédiatres. Nous n’avons pas assez de docteurs pour faire tourner l’ensemble des services de pédiatrie et les urgences pédiatriques", explique Didier Jaffre, directeur de l’offre de soins à l’ARS.

Manque d’encadrement des internes

Le 4 novembre dernier, les nouveaux internes sont arrivés, prêts à affronter le semestre d’hiver. Problème, certains hôpitaux de la grande couronne n’ont pas été choisis. Parmi eux, Pontoise, Fontainebleau et Mantes-la-Jolie n’ont pas un nombre d’internes suffisants. Quant à Poissy et Longjumeau, les places de stage n’y ont pas été proposées. En cause, un manque d’encadrement selon certains internes.

A Longjumeau, il manque désormais six internes de médecine générale. Alors pour maintenir les urgences pédiatriques ouvertes, il faut trouver des solutions. "On est à la (...)

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