Pénurie d’électricité : Pas de risques de coupures avant mi-janvier, selon la Commission de régulation de l’énergie

PARIS, FRANCE - NOVEMBER 08: Head of the Energy Regulation Commission Emmanuelle Wargon arrives at the Elysee Palace for a meeting with France's President and representatives of France's 50 largest greenhouse gas emitting industrial sites to urge them to accelerate their decarbonisation, in Paris, on November 8, 2022.  (Photo by Antoine Gyori/Corbis via Getty Images)
Antoine Gyori - Corbis / Corbis via Getty Images PARIS, FRANCE - NOVEMBER 08: Head of the Energy Regulation Commission Emmanuelle Wargon arrives at the Elysee Palace for a meeting with France's President and representatives of France's 50 largest greenhouse gas emitting industrial sites to urge them to accelerate their decarbonisation, in Paris, on November 8, 2022. (Photo by Antoine Gyori/Corbis via Getty Images)

ENERGIE - L’appel à la sobriété énergétique du gouvernement a été « vraiment entendu » par les Français. Si bien qu’il n’y a désormais plus de risque de délestage d’électricité avant la mi-janvier, a indiqué la présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), Emmanuelle Wargon, sur France Inter ce mercredi 28 décembre.

« Sur les 4 derniers mois, on est à -9 % de consommation d’électricité, pour les entreprises et les familles », a assuré l’ancienne ministre chargée du Logement. Selon le dernier bilan du gestionnaire électrique RTE, la consommation électrique a encore baissé de 7,4 % cette semaine par rapport à la moyenne des années précédentes.

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De bons chiffres, qui permettent à Emmanuelle Wargon d’affirmer que les Français ne subiront pas de délestages d’électricité – des coupures temporaires pour éviter la saturation du réseau – ces prochaines semaines. « Jusqu’au 15 janvier, on sait qu’on n’aura pas de difficultés », a-t-elle assuré sur France Inter.

Le redémarrage progressif des réacteurs nucléaires d’EDF, la douceur de la météo ces derniers jours et les efforts de sobriété de tous ont évidemment joué un rôle clé dans la préservation du réseau électrique. « S’il y a une vague de froid, la situation sera forcément plus tendue », a-t-elle reconnu, en saluant le « geste citoyen » des Français qui ont réduit spontanément leur consommation en fin d’année.

« Il faut plus de nucléaire et plus de renouvelables »

« Côté ménages, coté résidentiel, ça veut vraiment dire que les gens font attention et qu’ils anticipent l’augmentation des tarifs réglementés, qui sera de 15 % en janvier pour le gaz et de 15 % en février pour l’électricité », a estimé Emmanuelle Wargon. Une hausse de 15 % des tarifs, « ça reste un bouclier » de protection pour les consommateurs, a-t-elle toutefois fait valoir. S’il n’y avait pas ce bouclier pris en charge par l’État, la CRE a calculé que les tarifs du gaz en France seraient « en gros multipliés par deux » en 2023, a-t-elle affirmé.

« Un ménage qui a 1 500 euros de facture de gaz par an passerait à 3 000 euros (...) et en électricité, s’il n’y avait pas de bouclier, ce serait aussi probablement à peu près multiplié par deux », a-t-elle dit. « On est l’un des pays les plus généreux du monde » en la matière, a ajouté l’ancienne membre du gouvernement. Questionnée sur la nécessité ou non de prolonger le bouclier tarifaire sur le gaz au-delà du premier semestre 2023, Emmanuelle Wargon juge que « c’est le travail du gouvernement de décider ».

Elle a également été interrogée sur le possible « revirement » d’Emmanuel Macron en matière de nucléaire entre ses deux mandats. « Le vrai tournant » a eu lieu au moment où « on est passé d’une hypothèse de consommation stable d’électricité en 2040-2050 à une hypothèse de consommation en forte hausse », a estimé la présidente de la CRE.

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« Maintenant, on sait qu’en fait, on a besoin de beaucoup plus d’électricité en 2050 pour être au rendez-vous de la décarbonation, de la transition énergétique et de la lutte contre le réchauffement climatique. Pour cela, il faut beaucoup plus d’électricité (...) il faut plus de nucléaire et plus de renouvelables », a-t-elle ajouté. Encore faut-il que le parc nucléaire marche à plein régime. Pour le moment, seuls 44 des 56 réacteurs français sont en activité.

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