Burkina Faso : cacophonie autour de la disponibilité du carburant

File d'attente devant une station-service, au Burkina Faso (image d'illustration).   - Credit:SIA KAMBOU / AFP PHOTO
File d'attente devant une station-service, au Burkina Faso (image d'illustration). - Credit:SIA KAMBOU / AFP PHOTO

Nostalgiques sont nombre de Burkinabés. Nostalgiques des années où régnait une ambiance toute particulière en ces derniers jours de l'année avec des bousculades dans les magasins et supermarchés pour les emplettes. Nostalgiques parce qu'à quelques heures du franchissement de l'année 2023, les esprits, cette fois, sont moins à la fête. Déjà avec une situation sécuritaire qui reste préoccupante, marquée par la persistance d'attaques terroristes et un tableau humanitaire peu reluisant, voire assombri par près de deux millions de déplacés internes, à laquelle s'est, en effet, ajoutée une nouvelle angoisse pour les habitants de certaines villes du pays : celle de ne pas trouver de carburant pour sa voiture ou sa mobylette. Cette denrée, vitale pour le transport et au-delà pour l'économie du pays, est devenue rare comme un merle blanc depuis la publication, en début de semaine, d'un communiqué de la Société nationale burkinabée des hydrocarbures (Sonabhy).

Dans ce texte, la direction générale de la société a annoncé « de fortes perturbations de la distribution du super 91 ». Les raisons ? « Des opérations de maintenance dans certains dépôts côtiers abritant [les] stocks. » Plus loin, elle explique que « ces perturbations interviennent à une période de reconstitution des stocks à l'interne suite [à un] mouvement d'humeur des conducteurs de camions-citernes ». Non sans préciser que « les négociations avec les partenaires extérieurs n'ont pas permis la reprise imméd [...] Lire la suite