Pénibilité au travail : les six critères retenus dans le compte professionnel de formation

© Lilian Cazabet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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"Usure professionnelle", deux mots sur lesquels Élisabeth Borne a mis l'accent lors de la présentation de la réforme des retraites . La Première ministre et le gouvernement ont indiqué que le compte professionnel de formation surnommé "C2P", créé en 2015, allait être amélioré, notamment via une meilleure prise en compte des horaires de nuit, afin que plus de travailleurs puissent en bénéficier.

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Le "C2P" permet aux salariés d'accumuler des points pour chaque année d'exposition aux six critères de pénibilité : le travail dans un environnement bruyant, les gestes répétitifs (à la chaîne), le travail de nuit, en équipes successives alternantes, en milieu hyperbare (c'est-à-dire sous terre ou sous l'eau) et dans des températures extrêmes.

Un dispositif séduisant, mais des résultats limités

Avec ces droits acquis, le salarié peut financer une reconversion, passer à temps partiel ou bénéficier d'un départ en retraite anticipé en convertissant ses points en trimestres de retraites. Seulement, si le dispositif parait séduisant, les résultats sont limités. En réalité, depuis 2015, 12.000 salariés l'ont utilisé, dont près de 10.000 pour bénéficier d'un départ anticipé. Cela représente à peine 1% des deux millions des comptes ouverts par les entreprises.

Ces chiffres bas sont un échec, dont Emmanuel Macron est en partie responsable. Effectivement, en 2017, quatre des dix critè...


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