Pénibilité : le éboueurs, perdants de la réforme

140 éboueurs et une quarantaine de camions partent à l'assaut des déchets dans l'est de l'Île-de-France. Il est 4h45. La collecte démarre au pas de course pour vider un maximum de poubelles tant que les rues sont dégagées. Il faut descendre du marchepied, tirer la poubelle remplie et l'accrocher à la benne. Les gestes sont répétitifs et difficiles.Une espérance de vie réduite de sept ans par rapport à la moyenne

Aujourd'hui, les éboueurs salariés du privé partent à la retraite à 62 ans. Ils attendent que la réforme prenne en compte la pénibilité de leur travail pour partir plus tôt. Le conducteur Laid Doukhi a travaillé à l'arrière pendant des années, jusqu'au jour où une collecte lui a brisé trois disques de sa colonne vertébrale. Il est 8 heures du matin. Après trois heures de travail, c'est l'heure d'une pause dans un café. Difficile pour Sadio Biba d'imaginer travailler jusqu'à 62 ans. L'espérance de vie des éboueurs est réduite de sep ans par rapport à la moyenne nationale.