Pékin va surveiller les exercices militaires sur l'île taïwanaise de Kinmen

Depuis la mort de deux pêcheurs du continent poursuivis par des gardes-côtes taïwanais près de l’île de Kinmen, le mois dernier, la tension reste vive entre Pékin et Taipei.

Située à quelques minutes de ferry de la ville chinoise de Xiamen, l'île Kinmen est constamment encerclée par les navires de l’Armée populaire de libération, écrit notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde. Qualifiées d’exercices de routine, les manœuvres de l’armée taïwanaise sur ces îlots, transformés en postes avancés près des côtes chinoises, doivent durer une vingtaine de jours en ce mois d’avril 2024.

Des exercices qui seront observés de très près, a fait savoir Chen Binhua, le porte-parole du bureau des affaires taïwanaises au sein du Conseil d’État chinois : « Les autorités taïwanaises du DPP savent très bien s’il s’agit d’un exercice régulier ou bien d’une provocation ciblée. Nous surveillons de près les mouvements de l’armée taïwanaise à Kinmen et si elle provoque des troubles ou ose agir à la légère, elle sera certainement mise en échec. »

« Bâtir des ponts »

Faisant allusion au parti démocrate progressiste taiwanais au pouvoir, le représentant des affaires taiwanaises au sein du gouvernement chinois en a profité pour lancer un appel aux habitants de Kinmen qui, dit-il, préfèrent « bâtir des ponts », une allusion à un pont avec le continent proposé par plusieurs partis politique dans l’île.


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