Pékin songe à prendre le contrôle de Didi, l'Uber chinois

·2 min de lecture

Jusqu’où ira la reprise en main des géants de la tech en Chine ? Après le rappel à l’ordre sur leur pratique commerciale d’une dizaine de plateformes de livraison et de covoiturage cette semaine, la ville de Pékin s’intéresserait à placer l’application Didi, le géant national du VTC, sous contrôle de l’État.

Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

La petite musique de Didi dans les taxis est connue de tous les Pékinois. Et pour cause, l’appli contrôle 90% du marché du covoiturage en Chine. Mais cela pourrait changer. Retirée des boutiques en ligne sur ordre du régulateur en juillet dernier, l’appli intéresse désormais le gouvernement de Pékin qui aimerait reprendre la main sur les données de l'Uber chinois.

Pour cela, des sociétés publiques comme Shouqi ou le Beijing Tourism Group pourraient prendre des participations dans Didi, selon des sources proches du dossier qui se sont confiées à Bloomberg. Autre solution : le consortium touristique de Pékin pourrait se voir attribuer un siège au conseil d’administration avec un droit de véto.

Enquête sur la sécurité des données

Face au vent de réformes qui souffle sur la tech chinoise ces derniers mois, Didi songeait à se retirer pour apaiser les inquiétudes du régime concernant la sécurité des données, rappelle Reuters. Une manière aussi de compenser les pertes des investisseurs aux États-Unis, sachant que Didi a le couteau sous la gorge. L’appli VTC et taxis chinoise fait l’objet d’une enquête administrative sur la sécurité des données, suite à son introduction à la bourse de New York, et risque des amendes.

Cette prise de participation de l’État serait de toute façon préférable, affirment certains analystes, à une interdiction pure et simple. Ce qui avait entraîné la faillite du secteur du soutien scolaire privé cet été en Chine.

Ce samedi dans le quotidien officiel Global Times, la société Didi Chuxing a pourtant démenti les informations de presse laissant entendre que la municipalité de Pekin coordonnerait une prise de participation par des sociétés publiques de l'Uber chinois.

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles