«Pékin craint d’être marginalisé dans le dossier nord-coréen»

Libération.fr
Selon les données de la plate-forme d'informations financières Thomson Reuters Eikon, une dizaine de cargos nord-coréens sont revenus de Chine avec leurs cargaisons de charbon, le 11 avril.

François Godement, directeur du programme Asie et Chine de l’European Council on Foreign relation, revient sur l'escalade militaire dans la péninsule coréenne.

Depuis son arrivée au pouvoir, il y a trois mois, Donald Trump a soufflé le chaud et le froid sur la Chine, mettant fin à des décennies de diplomatie prudente. Sa menace de passer outre l’aval de Pékin pour mettre fin aux provocations nucléaires de sa turbulente alliée nord-coréenne, et l’envoi d’un porte-avions au large de la péninsule, bousculent le rapport de forces dans la région. François Godement, directeur du programme Asie et Chine du Conseil européen des relations internationales, réagit aux derniers développements d’un dossier explosif.

Pékin a-t-il changé d’attitude depuis l’arrivée de Donald Trump au pouvoir ?

Alors que tout le monde en Occident multiplie les critiques ou la caricature, et peut-être sous-estime l’administration de Trump, la Chine le regarde avec circonspection, et le prend assez au sérieux pour marquer une pause sur plusieurs terrains et ne pas surréagir. L’attitude du président Xi Jinping lors de sa rencontre avec son homologue américain à Mar-a-Lago est très parlante. Quand Trump, avant d’entamer le dessert, lui dit qu’il vient de frapper la Syrie, aux dires de sources américaines, Xi réfléchit quelques secondes et répond : «OK, c’est d’accord», malgré l’énorme proximité de la Chine et de la Russie. Depuis que le président américain dit : «On ne compte plus sur vous pour régler le problème de la Corée du Nord, on va agir nous-mêmes», Pékin craint d’être marginalisé dans le dossier nord-coréen. Ne sachant pas si la position de Trump est ferme ou si c’est du bluff, dans le doute, ils semblent la prendre au sérieux.

Pékin change donc de partition sur la Corée du Nord ?

On voit que la menace d’action américaine directe sur la Corée du Nord, pourtant pas complètement crédible, peut faire bouger la Chine, après vingt-cinq ans d’une politique qui n’a pas donné grand-chose. Même (...)

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