Pékin approuve "sous conditions" son premier vaccin anti-Covid

Cy.C
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Une soignante prépare une seringue pour administrer à un volontaire le vaccin contre le Covid-19 développé par la société chinoise Sinopharm à Lima le 09 décembre 2020 - ERNESTO BENAVIDES © 2019 AFP

Ce premier vaccin, produit par Sinopharm avec l'Institut des produits biologiques de Pékin, est efficace à plus de 79%, avait annoncé mercredi le groupe pharmaceutique.

La Chine a annoncé ce jeudi avoir approuvé "sous conditions" la mise sur le marché d'un premier vaccin anti-Covid, précisant que près de 5 millions de personnes à risque se sont déjà vu administrer différentes doses.

Ce premier vaccin, produit par Sinopharm avec l'Institut des produits biologiques de Pékin, est efficace à plus de 79%, avait annoncé mercredi le groupe pharmaceutique.

Sur la base de ces résultats, "l'Administration nationale des produits médicaux a approuvé le 30 décembre (...) la demande d'inscription du vaccin inactivé de Sinopharm (...) de façon conditionnelle", a annoncé lors d'une conférence de presse un haut responsable de cet organisme, Chen Shifei.

Ce type de mise sur le marché conditionnelle permet de proposer le vaccin au grand public, lorsque les analyses des essais cliniques ne sont pas encore terminées mais indiquent que le produit est efficace.

Généraliser la vaccination des groupes à risque

Lors de la même conférence de presse, le ministre adjoint de la Santé, Zeng Yixin, a précisé que l'autorisation allait permettre de généraliser la vaccination des groupes à risque, à savoir les plus âgés et les personnes souffrant de maladies sous-jacentes. "La troisième étape sera de vacciner toute la population", a-t-il dit.

Selon lui, une vaccination "de 60% à 70%" des 1,4 milliard de Chinois sera nécessaire pour assurer "la protection de l'ensemble de la population". Le vice-ministre s'est engagé à ce que le vaccin soit "fourni gratuitement à tous".

Interrogés, les responsables n'ont fourni aucun chiffre concernant les capacités de production chinoises, indiquant simplement que la vaccination serait facultative.

La Chine, où le coronavirus est apparu fin 2019, tente d'être aux avant-postes mondiaux de l'élaboration d'un vaccin. Au prix d'énormes moyens financiers, elle en a actuellement 14 testés sur l'homme, dont cinq en phase finale d'essais (phase 3), y compris celui qui vient d'être approuvé. Le géant asiatique a promis de faire des vaccins chinois "un bien public mondial" proposé à "un prix raisonnable" voire "offert". Le pays a déjà commencé à livrer certaines nations comme l'Indonésie et les Emirats arabes unis.

Déjà 3 millions de vaccinations

En Chine, Zeng Yixin a précisé que 3 millions de vaccinations avaient été effectuées pour des personnes à risque depuis le 15 décembre, sans préciser quels vaccins avaient été utilisés.

Seules quelques réactions allergiques sans gravité ont été constatées et les autorités considèrent que les vaccins peuvent être généralisés, a-t-il déclaré.

Pékin, qui a largement éradiqué l'épidémie sur son territoire, avait procédé à des vaccinations d'urgence dès cet été, notamment auprès du personnel médical ou d'étudiants et de diplomates devant se rendre à l'étranger. Plus d'un million et demi de personnes avaient ainsi déjà été vaccinées.

"Ces 3 millions, plus les 1,5 million, prouvent que nos vaccins sont sûrs", a assuré le vice-ministre de la Santé.

Le taux d'efficacité du vaccin de Sinopharm est toutefois inférieur à ceux revendiqués par ses concurrents Pfizer/BioNTech (95%) et Moderna (94,1%).

Article original publié sur BFMTV.com

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