Pédocriminalité dans l'Eglise : les fidèles "gardent la foi mais quelque chose s'est cassé"

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D'abord la stupéfaction, puis "la honte" : à Luçon, en Vendée, croyants et religieux sont toujours aussi bouleversés, quelques jours après la publication de l'édifiant rapport Sauvé sur les abus sexuels dans l'Eglise catholique. Après deux ans et demi de travail et des milliers de témoignages recueillis partout en France, le rapport de la commission indépendante a révélé qu'au moins 216.000 ont été victimes de violences sexuelles par des prêtres ou des religieux, depuis 1950. Un chiffre aussi accablant pour l'Eglise que révoltant pour les paroissiens. 

"Comment être croyant après des choses comme ça ?"

L'émotion était particulièrement vive ce dimanche devant la cathédrale de Luçon, où une plaque a été spécialement posée en mars dernier au sujet des actes de pédocriminalité dans l'Eglise. Michelle et Bella, deux paroissiennes, ne se remettent toujours pas des révélations du rapport Sauvé. "Comment voulez-vous être croyante après des trucs comme ça ?", s'interroge Michelle. "On garde la foi mais quelque chose s'est cassé", ajoute-t-elle au micro d'Europe 1. "Si j'étais maman aujourd'hui, je n'enverrais pas mes enfants en colonie de vacances avec des prêtres ou des curés", confie Bella. 

"Ce sont des criminels"

Ces mêmes prêtres et curés étaient les seules références des enfants envoyés dès l'âge de 10-11 ans au petit séminaire de Chavagnes en Palliers, toujours en Vendée, non loin de Montaigu. Charles a toujours vécu ici, juste à côté du pensionnat, sans savoir ce qui se passait...


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