Pédocriminalité dans l'Église : des réparations allant jusqu'à 60.000 euros

© STEPHANE DUPRAT / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP

"Au 31 mai, on a 736 personnes victimes de pédocriminalité qui se sont adressées à nous", dont "un peu plus de la moitié qui, dès le départ, demandent une réparation financière, sans l'avoir nécessairement chiffrée", a déclaré lors d'une conférence de presse Marie Derain de Vaucresson, présidente de cette structure qui s'adresse aux victimes de prêtres ou de laïcs dans divers lieux d'Eglise (hors congrégations).

Une échelle de gradation de gravité de la situation construite

Elle a présenté la démarche retenue par sa structure pour évaluer la réparation financière, quand elle est demandée par la victime. Cette réparation "ne comprend pas de plancher", mais pourra aller jusqu'au "montant maximal" de "60.000 euros", un montant qui se "situe dans la fourchette très supérieure des indemnisations de justice civile", fait valoir l'instance.

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Pour affiner sa démarche, l'Inirr a construit une "échelle de gradation de gravité de la situation" selon trois axes, qui vont chacun de 1 à 10. La première échelle évalue la gravité des faits de violences sexuelles, la deuxième mesure la gravité des "manquements" de l'Eglise, la troisième évalue "la gravité des conséquences sur la santé" (physique, mentale et sociale).

Dans certains cas, des majorations seront possibles, si ont été constatés un éventuel comportement d'emprise ou des conséquences sur la vie scolaire ou professionnell...


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