Pécresse et Muselier demandent la "révocation" du maire de Trappes

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Valérie Pécresse et Renaud Muselier ont demandé vendredi la "révocation" du maire Ali Rabeh qui aurait, selon eux, distribué dans un lycée un tract "attaquant frontalement" un professeur s'estimant menacé après avoir défendu Samuel Paty.

Valérie Pécresse et Renaud Muselier ont demandé vendredi la "révocation" du maire Génération.s de Trappes (Yvelines) Ali Rabeh qui aurait, selon eux, distribué dans un lycée un tract "attaquant frontalement" un professeur s'estimant menacé après avoir défendu l'enseignant assassiné Samuel Paty. "Cette intrusion dans un lycée, pour attaquer un peu plus encore un professeur déjà pris pour cible et sous protection policière, est inacceptable", s'indignent dans un communiqué les présidents des régions Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte d'Azur, respectivement ex-LR et LR. Les deux élus de droite "demandent au ministre de l'Intérieur la suspension immédiate du maire et des adjoints de Trappes, et le déclenchement de la procédure pour leur révocation".

"Je désespère de mon pays et de la République"

"Je prends acte de cette demande. Je désespère de mon pays et de la République", a réagi auprès de l'AFP M. Rabeh. "Chaque heure apporte son lot de polémiques supplémentaires", a-t-il regretté, ajoutant être lui-même dorénavant victime de "menaces de mort" en raison de la répercussion médiatique de cette affaire. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a proposé jeudi une "protection rapprochée" au professeur de philosophie de Trappes en question, Didier Lemaire, qui l'a acceptée, en expliquant qu'il allait par ailleurs "quitter l'enseignement, mais pas forcément l'Education nationale".

Une enquête a été ouverte le mois dernier pour "menaces sur personne chargée de mission de service public" après que "des inquiétudes vis-à-vis du professeur [Didier Lemaire] à l'encontre duquel des menaces auraient été proférées" ont été signalées au parquet de Versailles.

Didier Lemaire explique faire l'objet "d'attaques"

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