Pécresse et LR attaquent Macron "président-candidat" en campagne aux frais de l'État

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Christian Jacob, le patron des Républicains, a aussi saisi la Commission nationale des comptes de campagne au sujet du chef de l'État, toujours non déclaré pour la présidentielle.

POLITIQUE - “Je vois peu de différences entre Emmanuel Macron et Valérie Pécresse.” Voici ce que reconnaissait Bruno Le Maire, ministre de l’Économie du premier nommé, il y a quelques jours. Un constat que veulent faire voler en éclats la seconde et son parti, LR, multipliant les attaques contre le chef de l’État. Avec pour ce faire un argument phare: le président de la République profiterait de son statut pour faire campagne pour 2022 aux frais du contribuable.

Voici ce qu’a martelé la candidate des Républicains ce mercredi 12 janvier sur le plateau de France 2, en référence au déplacement d’Emmanuel Macron deux jours plus tôt dans les Alpes-Maritimes pour y faire une vaste série d’annonces. “On a un président candidat, un candidat en réalité, qui vient à Nice avec les moyens de l’État, du contribuable, pour annoncer un programme présidentiel à horizon 2030”, a assuré Valérie Pécresse. 

Et d’ajouter au sujet du locataire de l’Élysée, pas encore candidat déclaré à sa propre succession même si ses intentions ne font que peu de doute: “Bas les masques! Emmanuel Macron est candidat, il nous fait des propositions -d’ailleurs un peu gazeuses- sur la sécurité, et ce n’est pas un président de la République que l’on a vu lundi à Nice.” 

Pour la présidente de la région Île-de-France, revenue dans le giron de LR pour briguer l’investiture du parti à la prochaine présidentielle, il est d’ailleurs “scandaleux” que le président de la République puisse ainsi profiter des moyens liés à sa fonction pour détailler son programme. “Nous nous faisons campagne avec nos moyens qui sont modestes et sous le contrôle de la Commission des comptes de campagne”, ajoute-t-elle pour marquer la contradiction. 

La Commission nationale des comptes de campagne saisie

Une sortie qui s’inscrit dans la lignée du courrier envoyé la veille par Christian Jacob, le président du parti de droite, à la Commission nationale des comptes de campagne. Une lettre dans laquelle le député de Seine-et-Marne écrit qu’il “ne fait aucun doute que (le président de la République) sera candidat à sa propre succession” au vu du nombre de déplacements et d’interventions médiatiques “répétées” d’Emmanuel Macron. 

Il demande par conséquent comment l’instance prévoit de contrôler les dépenses présidentielles”. Non seulement pour “s’assurer que l’utilisation des moyens publics est conforme à la réglementation”, mais aussi pour “avoir la confirmation que les dépenses correspondant à cette activité politique soient bien prises en compte” dans les futurs comptes de campagne du chef de l’État.

De la même manière, Christian Jacob dit dans sa lettre avoir saisi l’Arcom -successeur du CSA- pour que soit contrôlé le temps de parole du président en exercice. 

Une candidature qui tait son nom

Depuis le déplacement d’Emmanuel Macron lundi, plusieurs personnalités des Républicains sont montées au créneau sur le thème de la campagne déguisée d’Emmanuel Macron.

Parmi eux, le député du Vaucluse Julien Aubert s’est par exemple demandé de manière rhétorique durant les questions au gouvernement du 11 janvier pourquoi le président de la république se décidait à échauder un plan à plusieurs années pour la sécurité des Français, et cela à trois mois d’une élection majeure et à trois jours d’un discours de Valérie Pécresse sur le même thème. 

 “Je ne vois pas comment qualifier autrement (que de présidentiel) un programme électoral annoncé pour les dix prochaines années avec comme alibi l’inauguration d’un vague hôtel de police fantôme dont les travaux ne commenceront pas avant deux ans”, a notamment lancé l’élu à la tribune.  

Lundi, au moment même du déplacement présidentiel à Nice, Éric Ciotti avait déjà boycotté cette visite dans un département où il est pourtant député et donc convié à rencontrer le président.

Dénonçant un “simulacre de communication” et un déplacement de candidat bien plus que de président, le finaliste vaincu de la primaire LR et désormais soutien de Valérie Pécresse avait même organisé un déplacement concurrent à celui d’Emmanuel Macron, se rendant entre autres dans une prison avant d’officialiser le lancement d’un comité local de soutien à la candidate LR. Car derrière cette visite à Nice, c’est bien du scrutin d’avril qu’il s’agit. 

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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