Son combat pour ne pas avoir à entretenir ce père qui a tué sa mère

Zoé Lauwereys (@zlauwereys)

Trente-six ans après le drame, l’administration demande à Laurence Le Goff, ainsi qu’à son frère et sa sœur, s’ils peuvent subvenir aux besoins de celui qui a tué leur mère.


Demander à des enfants de financer la maison de retraite de leur père meurtrier de leur mère. Impossible, pense-t-on. C’est pourtant ce qui est arrivé aux enfants Le Goff cet automne. Le département du Maine-et-Loire leur a en effet demandé s’ils avaient les moyens d’entretenir leur père, placé en maison de retraite en février dernier. Depuis, ces enfants traumatisés devenus adultes ont lancé une pétition pour que d’autres « enfants devenus grands » n’aient pas à subir la même chose.

A 74 ans, Daniel Le Goff n’est plus vraiment un père pour ses trois enfants, Yannick, Laurence et Françoise, qui ne le désignent que par le mot « géniteur ». Daniel Le Goff est celui qui, un jour de décembre 1982, a fait éclater leur enfance en mille morceaux lorsqu’il a pointé une arme sur Josiane, son épouse qui voulait le quitter. Leur mère.


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Yannick, Laurence et Françoise Le Goff en 1980, deux ans avant la mort de leur mère. /DR

Laurence Le Goff avait 10 ans à l’époque, mais se rappelle encore parfaitement de cette terrible journée. « Ma mère avait demandé le divorce, on avait quitté la maison et on habitait chez des amis », retrace pour Le Parisien cette mère de famille de 46 ans. Le 11 décembre, « jour de la Saint-Daniel », insiste Laurence, Josiane Le Goff décide d’emmener Laurence et sa sœur Françoise, 13 ans, pour récupérer des affaires restées dans le pavillon familial d’Angers (Maine-et-Loire), où vit toujours le père.

L’entrevue dégénère et une dispute éclate entre les deux parents. « Il lui a dit : J’ai un cadeau pour toi », se souvient Laurence avec amertume. En réalité, le « géniteur » sort d’un placard une carabine dont il a scié le canon. « On a entendu un premier coup de feu, ma sœur m’a crié de partir, le temps d’arriver chez les voisins, on a entendu le second coup de feu », se rappelle-t-elle. (...) Lire la suite sur LeParisien.fr

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