"Mon père, c’est un sous-citoyen" témoigne la fille d’un résident d’Ehpad, après la diffusion d’un rapport de la Défenseure des droits

Maureen Suignard
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Les droits des résidents d’Ehpad à une vie privée et familiale ont été "grandement entravés au cours de la crise sanitaire" estime le rapport de la Défenseure des droits Claire Hédon. Les témoignes recueillis par franceinfo le confirment. Depuis un an, Philippe ne peut voir sa mère que de manière très parcellaire. À 95 ans, elle réside à Rennes dans un Ehpad. Malgré la vaccination de la quasi-totalité des pensionnaires, les visites sont restées très limitées. "La direction a pris des mesures de restrictions qui me paraissent très drastiques" explique-il. "Une visite par semaine, 45 minutes par visite, et deux personnes au mieux. Le fait de n'avoir plus de visites enferme les gens sur eux-mêmes. Il y a des effets très néfastes. Cela se sent assez vite sur les résidents qui deviennent végétatifs."

Un isolement pas sans conséquences

Selon la Défenseure des droits, les restrictions de libertés liées à l'état sanitaire sont possibles, dans la mesure où elles sont proportionnées, et limitées dans le temps. Mais dans les Ehpad, elles se sont poursuivies au-delà du nécessaire. Dans cet établissement de Rennes, les règles viennent seulement d’être assouplies. Si Marie Madeleine, la mère de Philippe dit ne pas avoir trop souffert de la période, elle confie avoir perdu ses repères : "Je suis incapable de vous dire, exactement, depuis combien de temps ça dure."

Ces longs mois d’isolement ont eu des effets bien plus dramatiques sur le père d’Annette, il réside dans un Ehpad de (...)

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