Ovidie : "Le milieu du porno est composé de gens bien ordinaires" (Canal+)

Quelle est la genèse de cette série ?

Ovidie : C’est une série inspirée de faits réels, ni autobiographique ni complètement fictive, plutôt un "point de vue situé". J’ai voulu montrer que la pornographie est un reflet exacerbé de la société, sans pour autant la caricaturer : c’est pour cela que j’ai pensé au principe d’inversion des genres, qui permet de ne jamais tomber dans les clichés.

Effectivement, ici les rôles sont inversés : les femmes semblent avoir le pouvoir...

En effet, l’action se déroule dans un monde dystopique où les genres sont permutés afin de heurter le spectateur. Cette permutation a pour but de provoquer un très léger sentiment de malaise amenant à prendre conscience du caractère problématique de certaines situations anodines.

Il y a de vous dans le personnage de Romain, incarné par Jeremy Gillet (Mytho) ?

Comme Romain, j’ai vécu une enfance sans histoire dans une famille ordinaire de fonctionnaires de l’éducation nationale, une jeunesse militante et une implication dans divers groupes anarchistes. Et, comme Romain, j’ai été attirée par la mise en marge que représentait l’expérience pornographique. J’ai cru y voir la possibilité d’une rébellion et je n’y ai trouvé qu’un milieu relativement ordinaire, avec ses normes, ses stéréotypes voire ses violences. J’y ai aussi rencontré des personnages attachants et vécu des situations hautement improbables. Mais la comparaison avec Rom... Lire la suite sur Télé 7 Jours

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