«Overload», la campagne de désinformation pro-russe qui détourne le travail des facts-checkers

Une nouvelle stratégie d’influence pro-russe a été mise au jour cette semaine dans un rapport de la société finlandaise Check First. Repérée en début d’année, cette opération baptisée « Overload » (surcharge en français), consiste à contacter des médias pour les inciter à vérifier des infox. L’objectif : saturer les journalistes et donner de la visibilité à ces faux contenus. Au total, plus de 800 organisations dans plus de 75 pays ont déjà été ciblées par cette campagne de désinformation.

Tout commence par un email cordial, invitant des rédactions à vérifier une fausse information publiée le plus souvent sur Telegram. À première vue, tout laisse penser à une démarche individuelle d’un individu en quête de vérité. Sauf qu’en réalité, ces emails se comptent par centaines et visent à pousser les journalistes à produire des articles de fact-checking, et à amplifier malgré eux, la propagation d’un narratif pro-russe.

« On a détecté cette campagne en début d'année 2024, d'une manière assez simple finalement, puisque nous avons reçu ce type d’emails, explique Guillaume Kuster, cofondateur de Check First et coauteur du rapport. Quand on les a vu arriver, on a eu tendance à les considérer comme des courriels indésirables. Mais en tirant le fil, on s'est rendu compte, et surtout par la répétition de la réception de ces emails, qu'il y avait une certaine forme de ressemblance, notamment le fait qu'il y ait systématiquement des liens pointant essentiellement vers Telegram, parfois X ou des sites internet qu'on sait être contrôlés par les propagandistes pro-russes. »

Détourner l’attention des facts-checkers


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