Ouvrir une boulangerie au Canada, est-ce une bonne idée ?

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Ouvrir une boulangerie au Canada, est-ce une bonne idée ?
PHOTO Duncan Kidd / Unsplash / CC

Il y a presque dix ans, le Spiegel avait rencontré Friederike Brandt et Andreas Ingenfeld, un couple d’Allemands qui s’étaient installés au Canada deux ans plus tôt et y avaient ouvert une boulangerie. Aujourd’hui, le magazine de Hambourg les a retrouvés et leur a demandé comment ils s’en étaient sortis après des débuts difficiles, avec une clientèle méfiante, des machines d’occasion souvent en panne et un rythme de travail infernal. Le couple ne regrette rien, et, en 2022, ses affaires sont florissantes. Ils ont désormais trois boutiques à Winnipeg et dans sa région. Chacune des trois boulangeries possède son propre laboratoire, où est fabriqué le pain, et qui n’est séparé du magasin que par des baies vitrées. La cuisson a lieu devant les clients ; le concept s’appelle front cooking. Ingenfeld et Brandt l’ont découvert au Japon, où le couple s’est rencontré.

En Allemagne, Friederike Brandt a étudié la langue et la civilisation japonaises, avant de travailler comme secrétaire dans un conseil d’administration. Son mari était directeur de production dans une grande boulangerie à Dinslaken. Il n’était pas heureux d’être éloigné de la fabrication du pain. “Ils n’avaient pas osé monter leur propre boulangerie chez eux, raconte le Spiegel. Les coûts de personnel et de loyer semblaient trop élevés, la concurrence avec d’innombrables chaînes de boulangerie aux produits fabriqués en série sans espoir. À Winnipeg, leurs économies étaient suffisantes pour lancer leur propre entreprise. Et obtenir un visa n’a pas été un problème, grâce à un programme d’immigration géré par la province canadienne du Manitoba.”

Une boulangerie qui suscite des vocations

Le couple ouvre sa première boulangerie dans un ancien restaurant chinois de la périphérie de la ville, situé entre deux artères principales et un grand centre commercial, derrière un grand parking. Pas un emplacement rêvé pour un Européen, mais pour les habitants de Winnipeg, c’était parfait car ils font tout en voiture. “Quand il fait 45 °C, personne ne veut marcher pour aller chercher des petits pains, même si la distance est courte”, s’amuse Friederike Brandt.

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