Ouverture du procès en appel d'Alexandra Richard, condamnée pour le meurtre de son conjoint violent

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La balance de la Justice (illustration) - AFP
La balance de la Justice (illustration) - AFP

Elle est devenue l'un des visages symboles des violences conjugales. Alexandra Richard, 43 ans, mère de cinq enfants, est jugée à partir de ce mardi en appel devant les assises à Évreux (Eure) pour avoir tué son compagnon en 2016, Sébastien Gest, un homme alcoolique, très violent et qui avait une forte emprise sur elle.

Une plainte pour violences conjugales déposée puis retirée

Alexandra Richard, victime de violences conjugales, avait déposé une plainte pour dénoncer ces violences en janvier 2016, avant de la retirer trois jours plus tard car il lui avait promis de ne plus boire.

Elle avait rapporté dans sa plainte que son conjoint l'avait giflée, et lui avait désigné ses armes à feu en lui disant:

"Tu vois les fusils là? C'est parce que je vais payer, sinon je t'aurais déjà tiré dans la gueule".

La plainte avait débouché sur une simple proposition de médiation pénale, sans confiscation de ses armes.

Le dimanche 16 octobre 2016, à 17h40, Alexandra Richard appelle la gendarmerie en disant d'une voix paniquée: "venez vite, j'ai tiré sur mon mari, il ne bouge plus". Elle explique lui avoir tiré dessus par accident, alors qu'il venait encore de la menacer verbalement de mort et qu'elle avait pris une de ses nombreuses armes (il en possédait huit à leur domicile) pour le dissuader de la "fracasser".

Ses demandes de mise en liberté rejetées

Elle a été reconnue coupable en première instance devant les assises de Rouen, et condamnée par les jurés et la cour à 10 ans de réclusion criminelle pour homicide volontaire sur concubin.

Dans l'arrêt qui motive sa condamnation, la cour n'a pas retenu la thèse du tir accidentel, et explique avoir fait le choix de cette lourde peine en raison notamment de "l'extrême gravité des faits ayant abouti à la mort d'un homme, alors qu'Alexandra Richard disposait de toutes les ressources personnelles, familiales, sociales et économiques pour organiser son départ du domicile familial".

Elle est incarcérée depuis, la justice ayant refusé ses différentes demandes de remise en liberté. Le procès qui s'ouvre ce mardi doit se terminer vendredi soir.

Article original publié sur BFMTV.com

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