Ouverture d'hôpitaux militaires, couvre-feux, fermeture des mosquées... Les pétromonarchies du Golfe musclent leur réponse anti-coronavirus

Christian Chesnot

Partout dans le Golfe persique, les pétromonarchies donnent un tour de vis à leurs dispositifs anti-coronavirus et s’isolent du monde progressivement. "Le Qatar est bien préparé pour affronter cette épreuve, explique ainsi mardi 24 mars un expatrié français à Doha, parce qu’il subit le choc de l’embargo de ses voisins depuis le 5 juin 2017. Le pays avait un coup d’avance. Il n’y a pas eu de panique chez les gens."

>> Suivez les dernières infos sur le coronavirus dans notre direct

Dans les rues de Doha, les transports publics - métro et bus - ne fonctionnent plus. Les rares piétons qui déambulent encore sur la corniche sont fermement priés par la police de rentrer chez eux. Tout est fermé : restaurants, cinémas, écoles, universités, clubs sportifs, piscines, etc. Seuls les supermarchés, les commerces alimentaires et les pharmacies restent ouverts. Rien ne manque dans les rayons, bien approvisionnés. C’est encore une leçon tirée de l’embargo de 2017.

À Doha, les chantiers de la Coupe du monde de football à l’arrêt

"Les chantiers sont suspendus, y compris ceux de la Coupe du Monde 2022", rapporte un ingénieur libanais qui travaille dans le BTP.

Dans la zone industrielle, tous les ouvriers asiatiques (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi