Les outrages sexistes enregistrés par les forces de l'ordre en hausse en 2021

Une policière (image d'illustration). - Patrick Kovarik - AFP
Une policière (image d'illustration). - Patrick Kovarik - AFP

Le nombre d'outrages sexistes enregistrés par les forces de l'ordre connaît une hausse en 2021, avec 2300 infractions relevées contre 1400 en 2020, a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié ce jeudi.

Pour les infractions enregistrées par la police nationale, "les victimes sont majoritairement des femmes" à 91%, indique le ministère.

Près des deux tiers d'entre elles ont moins de 30 ans. Les hommes sont, en revanche, majoritaires parmi les victimes visées en raison de leur orientation sexuelle, représentant 48% des victimes.

L'Île-de-France et le Centre-Val-de-Loire principalement touchées

"Les auteurs sont quasi exclusivement des hommes, majeurs pour la plupart", selon le communiqué. Les régions où sont le plus enregistrées ces infractions sont l'Île-de-France et Centre-Val-de-Loire.

L'infraction spécifique d'outrage sexiste est encadrée par la loi promulguée le 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Elle consiste à "imposer à une personne tout propos ou comportement à connotation sexuelle ou sexiste qui soit porte atteinte à sa dignité en raison de son caractère dégradant ou humiliant, soit crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante".

L'outrage sexiste est puni d'une contravention de 4e classe, ou de 5e classe lorsqu'il est commis avec des circonstances aggravantes.

Article original publié sur BFMTV.com

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