Des ours polaires ont trouvé un moyen de chasser même quand la banquise se fait rare

“Les ours polaires ont normalement besoin de glace de mer pour chasser le phoque, mais un groupe isolé, vivant sur une côte escarpée du sud-est du Groenland, a trouvé un moyen de se sustenter alors que la glace de mer fond de plus en plus tôt dans l’année”, révèle la NPR. Le site de la radio publique américaine se fait ainsi l’écho d’une étude parue le 16 juin dans la revue Science qui y consacre la une de son édition datée du lendemain.

Une de l’édition de « Science » datée du 17 juin 2022 .
Une de l’édition de « Science » datée du 17 juin 2022 .

L’information, reprise par de nombreux médias, suscite de nouveaux espoirs car elle met en lumière la capacité d’adaptation de ces animaux. Une bonne nouvelle quand on sait qu’“avec la diminution de la glace de mer dans la région, conséquence de la hausse des températures, [ils] pourraient être proches de l’extinction d’ici la fin du siècle”, rappelle Nature.

Pour traquer les phoques, le groupe isolé d’ours polaires du Groenland a appris à se déplacer sur les plateformes flottantes formées par les morceaux de glace issus des glaciers, tombés et partiellement fondus dans les fjords. Cette technique de chasse utilisant ces plateformes de glace d’eau douce “pourrait leur permettre de gagner du temps car leur survie ne dépend plus uniquement de la présence de banquise, laquelle ne cesse de reculer”, relève dans la NPR Todd Atwood, spécialiste de ces animaux au U.S. Geological Survey Alaska Science Center, qui n’a pas participé aux travaux.

Gagner du temps pour l’avenir

Au New Scientist, Kristin Laidre, chercheuse à l’université de Washington, à Seattle, et premier auteur de l’étude, confirme :

“Ils survivent dans des fjords sans glace de mer pendant plus de huit mois par an car ils ont accès à la glace des glaciers sur laquelle ils peuvent chasser.”

Mais il s’agit seulement de gagner du temps. Y compris à long terme. “Les rares régions où les ours polaires ont accès à de la glace d’eau douce, comme dans le sud-est du Groenland, ne leur serviront pas indéfiniment de refuge face au réchauffement climatique”, insiste dans la NPR Ian Stirling, biologiste à l’université d’Alberta, qui n’a pas participé à l’étude. En effet, les glaciers vont continuer de fondre et se retirer vers la terre plutôt que de s’étendre dans l’eau.

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