En Ouganda, Maxwell Atuhura «pour la justice que nous méritons»

© Charlotte Cosset/RFI

Maxwell Atuhura est devenu l’une des figures de la lutte contre le projet pétrolier controversé en Ouganda Tilenga/EACOP… En début d’année, il était en Europe pour porter la voix des populations des régions touchées par le projet. Arrêté quelques jours en mai 2021, il continue à faire l’objet d’intimidations.

Maxwell Atuhura est un jeune trentenaire, grand, discret… Il est né à Buliisa, région située au cœur du projet pétrolier, issu d’une famille de 9 enfants, des parents agriculteurs et pêcheurs…

« Ils considèrent les habitants de la communauté de Buliisa comme des gens primitifs, explique le militant. Ils sont supposés être des personnes illettrées, ignorantes, qui ne peuvent pas se faire entendre. »

Bon élève, il trouve des mécènes pour payer sa scolarité. Il fait du droit à l’université où il commence les activités militantes. Il fait de la sensibilisation et apporte une aide juridique dans les villages. Puis, « avec des collègues, nous avons constitué un groupe pour apporter un soutien concret aux victimes d'accaparement de terres afin qu’elles accèdent à la justice », détaille-t-il.

Il s’implique ensuite dans différentes organisations, démissionne lorsqu’il n’est pas satisfait... Il travaille rapidement sur le projet pétrolier qui touche directement sa communauté. Il rejoint l’organisation Africa institute for energy governance (Afiego) très active sur le sujet.

« Nous sacrifions beaucoup pour dire non à ces injustices. Nous sommes isolés ici. Ils nous considèrent comme de mauvaises personnes. Mais pour autant, je ne vais pas m’arrêter », assène-t-il.


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