Oublier le nom de ses amis, c'est grave?

Oublier le nom de ses amis, c'est grave?

Être un peu trop distrait pourrait avoir des effets négatifs sur votre vie sociale.

Personnellement, j'ai un énorme problème avec les prénoms. Ma pire angoisse sociale est de me retrouver face à face avec quelqu'un dont j'ai oublié le nom et de devoir multiplier les ruses pour ne pas avoir à admettre que je ne sais absolument pas comment il ou elle s'appelle.

Cette amnésie des prénoms concerne beaucoup de monde, dont le psychologue Devin Ray. À force de faire des bourdes en mélangeant les noms de ses connaissances, Ray a décidé de se pencher sur la question. Plus précisément, il a voulu savoir quelles conséquences avaient ces oublis sur les relations sociales.

Pour cela, il a mené une expérience avec une équipe de recherches. Il a demandé à cinquante-six étudiants et étudiantes de tenir chaque jour un journal dans lequel étaient répertoriées toutes les fois où quelqu'un les oubliait. La plupart des occurrences portaient sur des oublis basiques: nom, classe, sujet d'étude ou rencontre passée. Certaines autres concernaient des promesses non tenues («On était censé se retrouver à la librairie»), des exclusions («Un ami a organisé une soirée et a oublié de m'inviter») ou des confusions avec quelqu'un d'autre. Par la suite les rapports entre les cobayes ont été étudiés pour voir quels effets ces oublis avaient eu sur leurs rapports sociaux.

À LIRE AUSSI  Sur le long terme, les narcissiques sont perdants en amitié

Effet négatif sur l'amitié

Si vous êtes distrait, autant dire que vos pire craintes sont avérées. Les oublis ont systématiquement menés à une dissension des liens sociaux entre l'oubliant et l'oublié. Pourtant, une autre constante est que ceux ou celles qui se sont fait oublier pardonnent presque toujours les distraits.

Cela semble paradoxal, mais, si le souhait de ne pas tenir rigueur aux étourdis domine, leurs trous de mémoire ont tout de même un effet négatif. Les personnes oubliées se sentent moins (...) Lire la suite sur Slate.fr