Ouïghours : l'Union européenne sanctionne la Chine, qui réplique

franceinfo avec AFP
·1 min de lecture

Coup pour coup. Les Européens ont sanctionné, lundi 22 mars, pour la première fois la Chine pour la persécution des musulmans Ouïghours dans la région du Xinjiang. Pékin a immédiatement riposté avec des sanctions contre une dizaine de personnalités européennes. Une riposte jugée "inacceptable" par Josep Borrell, haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont approuvé l'inscription de quatre dirigeants et d'une entité de la région chinoise du Xinjiang sur la liste des sanctions pour les violations des droits de l'homme, créée en décembre 2020. Les sanctions européennes consistent en une interdiction de se rendre dans l'UE et un gel des avoirs détenus dans l'Union européenne.

"C'est ma légion d'honneur", répond Raphaël Glucskmann

Pékin a répliqué en sanctionnant dix personnalités européennes, dont plusieurs élus du Parlement européen, accusées "de porter gravement atteinte à la souveraineté et aux intérêts de la Chine et de propager des mensonges et de la désinformation". Les Européens et leurs familles seront interdits de séjour en Chine, à Hong Kong et Macao.

L'eurodéputé français Raphaël Glucksmann (Renew-libéral), qui s'est engagé dans la défense des Ouïghours, s'est pour sa part déclaré flatté par la décision des autorités chinoises. "J'apprends que je suis visé par les sanctions chinoises, banni du territoire chinois (ainsi que toute ma famille !) et interdit de tout contact avec (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi