Comment un Ottoman a mis à genoux l'Union européenne

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" Si l’UE est trop forte pour permettre aux pays membres d’exercer leur souveraineté, elle est trop faible pour exister sur la scène internationale. La fin de partie est symbolisée par la dernière séquence historique de chaises musicales à la turque, avec Charles Michel et Ursula von der Leyen face à Erdogan ", estime le médiologue Paul Soriano.

L’Union européenne ? Un tournoi en quatre manches : de Gaulle-Adenauer (avantage France), Giscard-Schmidt (égalité), Mitterrand-Kohl (avantage Allemagne), Macron-Merkel (fin de partie).La fin de partie est symbolisée par cette séquence historique de chaises musicales à la turque, le 6 avril 2021, énième reprise de la profonde boutade d’Henry Kissinger (" L’Europe, quel numéro de téléphone ? "), et dans laquelle la niaiserie ambiante n’a vu qu’une goujaterie misogyne.Une seule tête côté turc, deux séants côté " européen ", ça commençait mal. Michel s’est assis sur… l’égalité femmes-hommes, tranche Raphaël Glucksmann avec sa coutumière perspicacité. Le " président " Michel eût-il galamment cédé sa chaise à la " présidente " Von de Leyen, que cette odieuse galanterie eût été aussitôt dénoncée par le même… Il paraît qu’Ursula, pour sa part, ne se serait pas formalisée outre mesure ; un bon point pour elle, qui révèle, à défaut de siège, une tête plus politique qu’on ne croyait : elle est restée debout, mais dans le bon sens du terme.Comment Charles Michel a-t-il pu accepter ce traitement infligé à @vonderleyen ? La violence...

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