Otan: en Finlande, Stoltenberg fait tout pour rassurer la Turquie

Les discussions autour de l'adhésion de la Finlande et de la Suède à l'Otan, à laquelle s'oppose la Turquie, continuent de façon intensive. Ce dimanche 12 juin, le secrétaire général de l'Alliance atlantique a rencontré le président finlandais à Naantali, près de Turku. Et tout a été fait pour rassurer Ankara.

Avec notre correspondant dans la région, Frédéric Faux

« Nous devons écouter la Turquie, nous comprenons ses inquiétudes. » À l'issue de la réunion du secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg et du président finlandais Sauli Niinistö, le ton était à l'apaisement.

Plus encore, il a été rappelé que la position géographique de la Turquie, aux portes de la Syrie et de l'Irak, était capitale. Que ce pays a accueilli plus de réfugiés que tout autre de l'Alliance atlantique. Qu'il a subi un nombre record d'attentats.

Ankara s'oppose à l'adhésion de la Finlande, et surtout de la Suède, qui abrite de nombreux opposants kurdes au président Erdogan, des « terroristes », aux yeux d'Ankara.

Mais d'après les connaisseurs du dossier, la Turquie serait prête à faire des concessions sur ce point. Ce qui l'intéresserait vraiment, c'est la levée des sanctions qui pèsent sur son industrie de défense, et qui l'empêchent par exemple de produire ses propres avions de combat.

Une chose est sûre, quelle que soit la position d'Ankara, le président Niinistö a assuré que Finlande et Suède allaient continuer d'avancer main dans la main. Le secrétaire général de l'Otan sera d'ailleurs ce lundi sur l'autre rive, en Suède, afin de poursuivre ces discussions.


Lire la suite

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles