Otages d'Arlit au Niger : comment l'Elysée a annulé une opération de libération

France 2

Avril 2012. Election présidentielle en France, et déjà un an et demi de captivité pour Pierre Legrand, Marc Féret, Thierry Dol et Daniel Larribe, kidnappés par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) sur un site d'Areva au Sahel, à Arlit − trois de leurs camarades ont été libérés en février 2011. Soudain, Marc Féret, très éprouvé par sa détention, est prévenu qu'il peut préparer ses affaires. Il reçoit même un cadeau de départ : une boîte d'ananas.

Areva a donné son accord pour le versement d'une rançon de 6,5 millions d'euros. Jean-Marc Gadoullet, l'agent de la DGSE qui a négocié avec Abou Zeid, l'un des fondateurs d'Aqmi, espère que sa libération l'aidera à négocier celle des trois otages restants. Tout est prêt… mais quelqu'un à l'Elysée va faire capoter l'opération. Extrait d'une enquête diffusée dans "Envoyé spécial" le 26 janvier 2017.

A l'Elysée, qui a dit "non" ?

Benoît Puga, le chef d'état-major de l'Elysée, craint qu'une libération d'otages juste entre les deux tours de l'élection ressemble à un calcul de Nicolas Sarkozy. Depuis Niamey, la capitale du Niger, Gadoullet propose alors de ne contacter Abou Zeid que le 6 mai au soir. Alors qu'il attend le feu vert du général Puga, le 3 mai, son téléphone sonne. En quelques mots, tout s'écroule : Puga a dit non.

L'ordre est confirmé par un document officiel d'Areva actant une décision de l'Elysée : "L'opération [...] est annulée." Difficile de croire que Nicolas Sarkozy n'ait pas été informé par son chef d'état-major particulier… C'est pourtant ce que prétendra une proche conseillère de l'ancien président, Véronique Waché.

Extrait de "Otages d’Etat", une enquête du magazine "Envoyé spécial" avec RFI et Mediapart, (...) Lire la suite sur Francetv info

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