Otage. En Belgique, libération d’un enfant après un kidnapping de 42 jours

VRT (Bruxelles)

Si l’enquête est encore en cours, le dossier a de quoi intriguer : une prise d’otage de quarante-deux jours, une demande de rançon mirobolante, et l’arrestation de plusieurs suspects liés à l’extrémisme musulman.

“On dirait un thriller policier, mais c’est la dure réalité, écrit la VRT. Un garçon de 13 ans, originaire de Genk, a été kidnappé, retenu en otage pendant quarante-deux jours et libéré”, dans la nuit du 31 mai au 1er juin.

Le site de l’audiovisuel public néerlandophone retrace ensuite les événements. Tout a commencé dans la nuit du 20 au 21 avril dans la périphérie de Genk, dans la province flamande du Limbourg (est de la Belgique). Un garçon de 13 ans, F., est enlevé au domicile de ses parents par des hommes masqués et lourdement armés. Des “professionnels”, d’après le parquet, notamment équipés de téléphones protégés, qu’il a été impossible de tracer.

“Les enquêteurs ont d’abord pensé à un règlement de comptes dans le milieu de la drogue, rapporte la VRT, car le père [de F.] a déjà été condamné dans le cadre d’une grosse affaire de trafic de drogue, et son frère (l’oncle de l’enfant) est actuellement en prison. Mais il n’est pas clair que cela ait effectivement un lien avec l’enlèvement.”

“Le fait est que les ravisseurs ont demandé une rançon. Une grosse rançon”, poursuit l’article. Elle s’élèverait à 5 millions d’euros et, si le parquet n’a pas souhaité indiquer si de l’argent a effectivement été versé, des informations recueillies par le média flamand indiquent que 300 000 euros ont été payés, en deux fois.

Parmi les suspects, un recruteur de candidats au djihad

L’enquête décrite par la presse belge est de grande ampleur, elle a impliqué quelque cent personnes et s’est appuyée sur les services de renseignement néerlandais, français et américains. “Et enfin, le 1er juin : peu après minuit, le garçon a été libéré par les ravisseurs, à un kilomètre de chez lui”, et est rentré à

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