Pourquoi mange-t-on des crêpes à la Chandeleur ?

Maxime Poul
·2 min de lecture
Tout comme l’Épiphanie, la Chandeleur tient ses origines de l’Église catholique mais aussi de fêtes païennes. La tradition veut qu'on y mange des crêpes.

Comme chaque année le 2 février, c’est la Chandeleur. L’occasion de déguster des crêpes, une tradition qui perdure depuis plusieurs siècles. À quoi correspond cette fête ? Pourquoi a-t-elle lieu le 2 février ? Pourquoi mange-t-on des crêpes ? Explications.

Ce mardi, c’est la fête des crêpes. Comme chaque 2 février, on célèbre la Chandeleur. Si ce n’est pas la fête la plus populaire, elle plait énormément aux Français. Plus de 85% déclarent ainsi manger des crêpes lors de la Chandeleur, plat qui est d’ailleurs l’un des favoris des Français.

Une fête catholique

Tout comme l’Épiphanie, la Chandeleur tient en partie ses origines de l’Église catholique. Elle commémore la présentation de l’enfant Jésus par Marie au temple de Jérusalem, 40 jours après sa naissance. En 472, le pape Gélase 1er organisait pour la première fois des processions aux flambeaux qui deviendront par la suite des cierges puis des chandelles, d’où le nom de Chandeleur. Des pèlerins venaient alors à Rome pour célébrer la présentation de Jésus en portant des chandelles et le Pape leur offrait de quoi se restaurer avec des galettes que les paysannes confectionnaient pour attirer la prospérité vers leur foyer. Ainsi serait née la tradition des crêpes à la Chandeleur.

Des origines païennes

Si au Ve siècle l’Église a “christianisé” la Chandeleur, elle s’est inspirée de célébrations païennes comme les Parentalia romaines et les Lupercales. Ces rites païens consistaient à célébrer, au mois de février, le retour des beaux jours en mangeant des crêpes qui, avec leur forme et leur couleur, rappelaient le soleil. Romains et Celtes avaient également pour habitude de saluer le retour du soleil en organisant des défilés avec des flambeaux.

Des superstitions

La Chandeleur est également accompagnée de superstitions. Les paysans faisaient des crêpes le 2 février pour ne pas que leur blé soit mauvais l’année suivante. Et lors de la confection de ces crêpes, ils devaient tenir un Louis d’or dans la main gauche et retourner la première crêpe en la faisant sauter de la main droite, tout en veillant à ce qu’elle retombe parfaitement dans la poêle, afin de se garantir une année prospère.

Si au fil des siècles, la tradition de la chandelle s’est perdue lors des célébrations de la Chandeleur, ce n’est pas le cas des crêpes qui restent indissociables de cet événement.

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