Origines du Covid-19: mission en demi-teinte pour les experts de l'OMS en Chine

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Les enquêteurs de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sont de retour après un mois passé en Chine pour tenter de retrouver la source de la pandémie. Ils reviennent déçus du manque de coopération des autorités chinoises.

Pas assez d'informations, pas de transmission de données précises... La Chine a bien voulu partager avec l'équipe de l'OMS les dossiers de certains des premiers patients touchés par le Covid-19. Mais bien souvent, les scientifiques chinois n'ont mis sur la table que des compte-rendus, des synthèses de ces premiers cas.

Or, en matière d'épidémiologie, le diable se niche dans les détails. Il faut de la matière brute pour dessiner des scénarios. Et cette matière a manqué. On sait par exemple que dès le mois d'octobre 2019 à Wuhan, plus de 90 patients ont été hospitalisés avec des symptômes tels que de la toux et de la fièvre. Alors qu'officiellement, la pandémie a émergé en décembre.

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La Chine assure qu'il n'y a pas de trace du coronavirus dans le sang de ces malades. Mais ne veut pas expliquer comment elle est arrivée à cette conclusion. Et ne veut pas transmettre les échantillons sanguins.

Le tableau n'est pas totalement noir pour autant. Certains des quatorze experts de l'OMS racontent que dans leur domaine, notamment sur la possible origine animale du virus, il y a eu de vrais échanges.

On attend dans quelques semaines le rapport final de l'OMS. Qui veut à tout prix maintenir le dialogue avec la Chine pour percer les nombreux mystères du Covid-19.