Organoïdes. Des scientifiques font pleurer des glandes lacrymales artificielles

Nature (Londres)
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Ces organoïdes faits de cellules productrices de larmes offrent la possibilité d’étudier, voire de traiter, certains troubles ophtalmiques, espèrent les chercheurs.

Des organoïdes développés en laboratoire peuvent fabriquer un fluide semblable aux larmes. C’est l’étrange exploit – décrit dans la revue Cell Stem Cell le 16 mars – auquel sont parvenus Hans Clevers et son équipe. Les organoïdes sont des assemblages en trois dimensions de cellules conçues pour ressembler à une version miniature d’organes d’humains et fonctionner comme eux.
Cet assemblage de cellules “pleureuses” est le premier du genre. “Le organoïdes des glandes lacrymales pourraient servir à étudier, et à terme à traiter, des troubles qui provoquent la sécheresse oculaire, notamment une maladie auto-immune, le syndrome de Sjögren”, rapporte Nature.

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Ces travaux intéressent particulièrement les scientifiques qui étudient les glandes lacrymales chez les humains. Bien souvent, ce type d’étude est une gageure. “Les glandes sont situées au-dessus de chaque globe oculaire, derrière l’orbite, ce qui rend les biopsies difficiles. Les échantillons, quand les chercheurs les obtiennent, sont souvent très petits”, explique Darlene Dartt, spécialisée dans l’étude de la production de larmes au Massachusetts Eye and Ear à Boston.

Spécialisé dans la production d’organoïdes, le laboratoire de Hans Clevers a cultivé des cellules issues de glandes lacrymales de souris et d’humains. Pour stimuler la production de larmes, les chercheurs ont ensuite exposé les organoïdes à différents produits chimiques capables de relayer un message entre les cellules nerveuses et les glandes.

La prochaine étape : étudier de vraies larmes de crocodiles

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