Orages : le portefeuille des cultivateurs durement touché

© JOSE NAVARRO / AFP

Les orages de grêle qui se sont abattus notamment sur le Gers et les Landes ont causé des dégâts considérables sur de nombreuses exploitations agricoles. Certains vignerons disent même avoir tout perdu et ces aléas liés au dérèglement climatique risquent de mettre en péril leur portefeuille.

Des pluies de grêlons épais comme des balles de golf. Voilà ce qu'a subi une large partie de la France ce week-end, plus particulièrement le sud-ouest du pays. De quoi faire disparaître des mois de travail pour plusieurs cultivateurs. Depuis trois ans, Nelly La Cave, ne connaît plus que des catastrophes. "D'abord il y a eu la grêle y'a deux ans en juin qui a ravagé 40 % de notre vignoble, puis l'année dernière en avril un épisode de gel qui en a fracassé 90 %", raconte à Europe 1 la viticultrice près de Mont de Marsan. "Et là, cet épisode de grêle nous a fait perdre 100% de tout ce qu'on avait."

Le prix des assurances grimpe

Des intempéries toujours plus fortes et plus dévastatrices qui font mécaniquement gonfler le prix de son assurance. "La franchise était de 10 % l'année précédente, elle est passée à 20 % cette année". D'autres, comme Sébastien du Petit Thouars, n'ont jamais été assurés, mais ce vigneron du chinonais, qui a perdu la moitié de sa récolte, est sur le point de changer d'avis. "Le gel, je le subissais peu jusqu'à l'année dernière. Mais là, ça va peut-être m'obliger à m'assurer contre les aléas climatiques dans leur ensemble."

>> Retrouvez Europe Matin en replay et en podcast ici

Impuissants face à la météo, ces exploitants réparent les dégâts et demandent que l'état de catastrophe naturelle soit décrété, pour être indemnisé, en attendant l'année prochaine de meilleures récoltes.

Lire la suite sur Europe 1

VIDÉO - Grêles, orages, inondations : de violentes intempéries ont touché la France ce week-end

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles