Opposants anti-Poutine : Kiev, ville refuge pour la coalition du refus

Libération.fr

Dans la capitale ukrainienne, au moins 2 000 citoyens russes, exilés pour des raisons très diverses, imaginent leur pays délivré du maître du Kremlin.

«C’est aux Russes qu’il incombe de "dépoutiniser" la Russie, et à personne d’autre. Mais beaucoup d’opposants, comme moi, ont été poussés à l’exil. L’Ukraine est une bonne base pour poursuivre le combat.» En 2014, Iliya Ponomarev était le seul député de la Douma à ne pas voter pour l’annexion de la Crimée ukrainienne. Objet de pressions politiques, il a quitté son pays en 2015. Il est désormais installé à Kiev. «La proximité géographique et culturelle entre l’Ukraine et la Russie est importante. Le contexte de guerre renforce la dimension symbolique de Kiev. Il y a beaucoup à faire ici.»

Depuis 2014, ce sont au moins 2 000 citoyens russes qui ont trouvé refuge en Ukraine. Kiev n’impose pas de visa d’entrée aux ressortissants de la fédération. Le groupe est hétérogène, allant de combattants volontaires dans les rangs de l’armée ukrainienne à des profils d’individus divers, fuyant des poursuites judiciaires dans leur pays. Tous sont unis par leur opposition à Vladimir Poutine, et attirés par la vague de changements initiés par la «révolution de la dignité». «Il ne s’agit pas pour autant d’être naïf. Le Maidan n’a pas tenu ses promesses de révolution, analyse Olga Kurnosova, ancienne collaboratrice de l’opposant assassiné Boris Nemtsov. Nous sommes néanmoins fascinés par la capacité des Ukrainiens à s’être débarrassés d’un régime corrompu et autoritaire. Il y a beaucoup à apprendre ici.»

Clubs. Par un samedi d’avril ensoleillé, Iliya Ponomarev et Olga Kurnosova se réunissent dans un quartier pavillonnaire de Kiev, chez Olivier Védrine. Pour ce Français installé dans la capitale ukrainienne, «l’Europe ne peut se construire sans une Russie libre». Il héberge donc des réunions d’opposants. Pendant la discussion, Kurnosova suit une manifestation de l’opposition moscovite sur son téléphone. Elle n’a pas mis les pieds (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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