Opposée à l'alliance Nupes, Carole Delga estime être "la femme à abattre" pour LFI

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La présidente de la région Occitanie Carole Delga à Perols dans l'Hérault, le 2 juillet 2021 - Sylvain THOMAS © 2019 AFP
La présidente de la région Occitanie Carole Delga à Perols dans l'Hérault, le 2 juillet 2021 - Sylvain THOMAS © 2019 AFP

La présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, farouche adversaire de l'alliance Nupes conclue à gauche autour de LFI pour les législatives, affirme au Journal du Dimanche être devenue "la femme à abattre" pour le camp de Jean-Luc Mélenchon.

"Les candidats de la Nupes (Nouvelle union populaire, écologique et sociale ndlr) n'ont pas le droit de me contacter. La France insoumise le leur interdit", affirme Carole Delga dans cet entretien au JDD.

"Pour certains Insoumis, je suis la femme à abattre", ajoute-t-elle, en réaffirmant qu'elle soutiendrait des candidats de gauche en dehors de cet accord LFI-PS-PCF-EELV-Générations qu'elle qualifie de "tripatouillage électoral" et de "soumission à Jean-Luc Mélenchon".

"Dans cette Nupes, il y a des désaccords profonds, des omissions majeures! Les signataires sont divisés sur les questions internationales, énergétiques, économiques, sur l'État de droit et la laïcité. Rien que ça! C'est un manque de respect pour les Français", fustige-t-elle.

Des "états généraux de la gauche"

L'élue socialiste confirme vouloir de son côté organiser à la rentrée des "états généraux de la gauche" pour "refonder la promesse républicaine par un projet de société juste et durable".

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Interrogée pour savoir si le poste de Première ministre lui avait été proposé, elle répond avoir été "testée" par des proches du président Macron, mais "ma réponse a été rapide: je ne peux être Première ministre d'un gouvernement de droite".

Elle reconnaît qu'Elisabeth Borne, choisie pour Matignon, "a un passé à gauche" mais ajoute qu'elle "porte aujourd'hui un projet néolibéral qui va fracturer encore plus ce pays".

Carole Delga, présidente de Régions de France, indique aussi qu'Elisabeth Borne avait accepté sa demande de recevoir l'ensemble des présidents de région fin juin-début juillet. "Je lui lance un appel : que ce gouvernement mette en place un vrai partenariat avec les élus locaux", déclare-t-elle.

Article original publié sur BFMTV.com

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