Opinion. La Tunisie, un gigantesque cadavre pourrissant

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Que se passe-t-il en Tunisie ? C’est la question que pose le journaliste et écrivain Taoufik Ben Brik dans les colonnes de Business News. Celui qui fut l’opposant farouche au dictateur déchu en 2011, Zine El-Abidine Ben Ali, interroge avec inquiétude des institutions tunisiennes désormais sous la coupe d’un seul homme, le président Kaïs Saïed.

Depuis le 25 juillet 2021 [date à laquelle le président tunisien Kaïs Saïed a annoncé le gel des activités du Parlement et a limogé le chef du gouvernement], Tunis est devenu un gigantesque cadavre pourrissant dans lequel nous errons sans espoir, de débâcles électorales en renoncements citoyens.

L’homme providentiel

La société civile est paralysée, les partis politiques sont considérés comme des pestiférés. Chacun vit reclus dans son cocon d’inquiétude. Nous sommes tous dépendants d’un modèle unique façonné par les milices nahdhaouies [affiliées au parti islamiste Ennahda], celui d’un individu sans lien, sans fil, qui doit se gérer comme une épicerie. Chacun est soumis à la précarité, à la cherté de la vie, à la peur du chômage. Mais à part l’angoisse, qu’est-ce que le président Kaïs Saïed saurait nous vendre ?

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Il se fait passer pour l’homme providentiel, alors que sa théologie du profit n’est rien d’autre qu’une vision tyrannique éliminant l’homme pour le compte du marché. Dans l’immense nuage de poussière du grand effondrement tunisien, de son involution conservatrice, de la pseudo-équité musulmane qui s’est imposée dans le pays, toute richesse, toute innovation, tout progrès ont été confisqués.

Après la débâcle éhontée d’Ennahda [parti islamiste] et la victoire sans équivoque de Kaïs Saïed sur le terrain, il n’a pas fallu longtemps pour que la bête reprenne du poil de la bête.

La dakhilia, autrement dit le ministère de l’Intérieur, redouble de férocité. Depuis la reprise en main du 25 juillet, il ne se passe pas un jour sans que cette police fasse parler d’elle. Violations de domicile, chasses à l’homme, filatures, descentes. Dans des villes cadenassées, les policiers font la

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