Opinion. Jusqu’à quand ce décompte macabre de manifestants soudanais ?

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Avec au moins 15 morts, le Soudan a connu mercredi 17 novembre sa journée la plus meurtrière. Depuis le putsch d’octobre, 39 personnes ont été tuées et des centaines blessées. Le quotidien burkinabé Wakat Séra appelle à un sursaut de la communauté internationale.

Encore combien de morts pour que le général Abdel Fattah Al-Burhan et ses hommes mettent fin à la boucherie qu’ils ont lancée contre les civils qui réclament un retrait définitif des militaires de la scène politique ?

En tout cas, le décompte macabre continue d’enfler dans un Soudan qui a connu, ce mercredi, sa journée la plus meurtrière depuis le coup d’État du 25 octobre. Au moins 14 manifestants pour le retour de la démocratie sont morts, et le bilan n’est que provisoire. Face à des militants prodémocratie plus que jamais déterminés à récupérer la révolution populaire qui leur a été volée, se dressent des généraux qui matent dans le sang toute velléité de rébellion.

Qui arrêtera les généraux ?

Avec à leur solde une police, une armée, une milice, des forces de soutien rapides et des services de renseignement sur le pied de guerre, les généraux – avec à leur tête le putschiste Abdel Fattah Al-Burhan, qui jouit du soutien de son voisin égyptien, le maréchal Sissi – ne lésinent sur aucun moyen pour réprimer dans le sang. Et tout se passe dans un huis clos presque total, les militaires ayant pris le soin de couper les communications téléphoniques et le réseau Internet. Rien ne semble pouvoir les arrêter dans leur entreprise de meurtres ciblés et massifs. Pas même les sanctions et menaces des partenaires du Soudan.

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Les propos du secrétaire d’État américain, Antony Blinken, pendant sa tournée africaine commencée au Kenya, n’ont pas eu l’air d’avoir un écho favorable à Khartoum. La suspension de l’aide de plus de 700 millions de dollars à la transition démocratique qu’accordaient les États-Unis au Soudan avant le putsch du général Burhan n’a

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