Opiacés : 4 sociétés pharmaceutiques prêtes à payer 26 millards de dollars pour solder les litiges

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Le laboratoire Johnson & Johnson a accepté de payer 5 milliards sur neuf ans, et les distributeurs McKesson, Cardinal Health et AmerisourceBergen - fournisseurs de quelque 90% des médicaments américains - 21 milliards sur 18 ans.

Vingt-six milliards de dollars : c'est le montant "historique" que quatre sociétés pharmaceutiques américaines, accusées d'avoir contribué à la crise des opiacés qui ravage les Etats-Unis, sont prêtes à payer pour solder des milliers d'actions en justice intentées contre elles par de nombreux Etats américains.

Près de 4.000 actions intentées au civil

Le laboratoire Johnson & Johnson a accepté de payer 5 milliards sur neuf ans, et les distributeurs McKesson, Cardinal Health et AmerisourceBergen - fournisseurs de quelque 90% des médicaments américains - 21 milliards sur 18 ans. Ils espèrent ainsi mettre fin à près de 4.000 actions intentées au civil par des dizaines d'Etats américains et collectivités locales, dans le cadre d'une proposition d'accord à l'amiable "historique", a annoncé le 21 juillet Letitia James, procureure générale de l'Etat de New York. Ces quatre sociétés "ont non seulement contribué à déclencher la crise, mais elles ont continué à l'attiser pendant plus de 20 ans", a-t-elle déclaré. "Aujourd'hui, nous les tenons pour responsables et nous injectons des milliards de dollars dans les collectivités à travers le pays", s'est-elle félicitée.

Le paiement de ces 26 milliards - qui doivent permettre aux Etats et collectivités de financer les traitements rendus nécessaires par ce fléau - dépendra du nombre d'Etats américains qui valideront l'accord. Le 21 juillet, outre New York, six autres Etats l'avaient accepté : le Connecticut, le Delaware, la Louisiane, la Pennsylvanie, le Tennessee et la Caroline du Nord - dont le procureur a indiqué s'attendre à ce que "plus de 40 Etats l'entérinent" dans les 30 jours. La Virginie occidentale et Washington ont cependant rejeté l'accord. Il "favorise les Etats les plus peuplés aux dépens de ceux où la crise est la plus intense", a notamment dénoncé le procureur de Virginie occidentale, l'un des plus touchés par la crise des opiacés.

Un accord qui n'inclut aucune reconnaissance de culpabilité

Johnson & Johnson, qui a [...]

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