Opération « Mar Verde », échos lusophones (3/3): Après l’opération

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Le 22 novembre 1970, une coalition rassemblant des combattants portugais et des opposants guinéens débarquait à Conakry pour essayer de renverser le régime guinéen, neutraliser la rébellion bissau-guinéenne du PAIGC et libérer des prisonniers portugais qu’elle avait capturés. La mémoire guinéenne a baptisé cet épisode « l’agression portugaise ». Les responsables portugais de l’opération l’ont baptisée Mer Verte, « Mar Verde ». Le service lusophone de RFI est reparti sur les traces portugaises et bissau-guinéennes de cette histoire. Dans ce troisième et dernier volet, nous revenons sur le récit d’un témoin exceptionnel, la veuve d’Amilcar Cabral et sur les suites de l’opération.

« Nous sommes restés au “Petit Moscou”, poursuit Ana Maria Cabral, jusqu'au retour d’Amílcar Cabral qui est venu nous y chercher. Notre maison était complètement abîmée, il y a eu beaucoup de dégâts. Ils avaient fait exploser la façade de la maison, le secrétariat était mitoyen, c’était un seul bâtiment. Ça a été quelque chose, c’est vraiment un coup de chance que l’on n’ait pas été tués parce qu’ils avaient tout bombardé ! S’ils avaient bombardé un peu plus loin, nous aurions été touchés dans notre chambre. Amílcar a demandé à ce que l’on laisse ce trou béant dans la salle de bains en guise de souvenir de cette nuit, parce que l’obus était tombé juste à côté de la chambre ».

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