Opération anti-migrants dans les Pyrénées : enquête ouverte contre Génération identitaire pour "provocation publique à la haine raciale"

·1 min de lecture

Le parquet de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) a ouvert ce mardi 26 janvier une enquête pour "provocation publique à la haine raciale", sept jours après les actions du mouvement d'extrême droite à la frontière avec l'Espagne.

Ses militants traquaient les " afro-maghrébins " à la franco-espagnole, à bord de pick-ups de marque Toyota. Une semaine après des patrouilles anti-migrants de Génération identitaire (GI) dans les Pyrénées, le groupuscule d’extrême droite est sous le coup d’une enquête, ouverte ce 26 janvier par le parquet de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), selon nos informations. " À la suite de l’action du mouvement Génération identitaire, je vous informe qu’à ce jour, j’ai décidé d’ouvrir une enquête visant l’infraction de provocation publique à la haine [raciale] " annonce à Marianne Christophe Amunzateguy, procureur de la République. Ce délit de presse est puni d’un an d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende. "You will not make Europe home !"Le parquet avait confié de premières investigations à la brigade de recherches de Saint-Gaudens, mardi 19 janvier, peu après l'arrivée d'une trentaine de militants identitaires aux environs du col du Portillon (1 280 mètres), à la frontière avec l’Espagne. Ils médiatisaient cette action sur les réseaux sociaux à grand renfort de visuels tape-à-l’œil et de vidéos léchées. " Nous nous sommes rendus à ce point de passage pour exiger la fermeture totale de la frontière et épauler les forces de l’ordre ", précisait alors...

Lire la suite sur Marianne

A lire aussi

Action anti-migrants dans les Alpes : les membres de Génération Identitaire relaxés en appel

Évacuation de migrants place de la République : pour les policiers, il ne s'agit que "d'excès individuels"

"Je ne supporte plus les écrans, je veux rencontrer les gens en vrai" : c'est quoi, avoir 20 ans, en 2020 ?

Migrants : "La Grèce est emblématique du double langage des politiques européennes"

Migrants, plan de relance, traités, Brexit… Marianne a cuisiné Clément Beaune, le "Monsieur Europe" de Macron