Onze ans après, l’ordre d’évacuation est levé dans la ville de la centrale de Fukushima

ERIC LAFFORGUE/HANS LUCAS VIA AFP

Après onze ans, une partie des habitants de Futaba peuvent rentrer chez eux. La ville, qui héberge deux des six réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi (quatre autres sont installés sur la commune limitrophe d’Okuma), a levé certaines restrictions le 30 août.

“Les niveaux de radiation étant retombés relativement bas, l’interdiction d’accès à la zone nord-est de la ville a été levée en mars 2020, mais pas l’interdiction de résidence”, explique The Japan Times. Cette année-là, reprend CNN, le niveau de radiation n’excédait pas les 20 millisieverts par an (mSv/an) selon les experts, soit l’équivalent de “deux scanners du corps entier”, l’exposition maximale selon les normes internationales de sûreté nucléaire.

Futaba était la dernière commune encore visée par un ordre d’évacuation parmi les onze concernées dans la préfecture de Fukushima après l’incident nucléaire du 11 mars 2011, indique CNN. À la fin d’août, la municipalité a organisé des cérémonies pour marquer la réouverture d’un nouveau poste de police et d’une nouvelle mairie.

Malgré le travail de décontamination engagé, “plus de 80 % de la commune reste classée dans la catégorie ‘retour difficile’”, et les autorités prévoient des décontaminations localisées si des candidats au retour se manifestent, poursuit le Japan Times.

Environ 7 100 personnes habitaient à Futaba avant la catastrophe. En 2011, plus de 300 000 personnes avaient été forcées d’évacuer les environs de la centrale, et des milliers d’autres l’avaient fait volontairement. “Des bourgades animées se sont transformées du jour en lendemain en villes fantômes”, se souvient le média anglophone.

Encore un long chemin

Onze ans après, seuls 10 % des habitants de la ville souhaitent revenir y habiter, selon un sondage relayé par le titre japonais dans un autre article. En cause, “des inquiétudes quant à la qualité de vie”. Les infrastructures essentielles sont loin d’être réhabilitées, regrette Setsuko Matsumoto, une ancienne habitante de la commune aujourd’hui âgée de 71 ans :

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